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Rentrée 2005 : Les textes de la rentrée


Les textes
Les deux circulaires de rentrée
La rentrée 2005 s'inscrit-elle en rupture ? La circulaire de rentrée, publiée au B.O. du 5 mai, applique les premières orientations de la loi Fillon. Elle fixe 3 priorités : élever le niveau de formation des élèves, développer l'éducation à la responsabilité et consolider le pilotage de l'action éducatrice


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<h3>A l'école, l'accent est mis sur l'apprentissage de la langue mais sans dispositif nouveau si ce n'est l'attention apportée aux supports : "On veillera également à limiter les photocopies de documents élaborés par les enseignants ; à cette fin, on systématisera le recours à l'écriture dans ses formes les plus variées... Tous les domaines d'apprentissage offrent des occasions de lire : c'est pourquoi on préfèrera l'usage de manuels de lecture, dont les écoles se doteront en particulier pour la phase des premiers apprentissages structurés, et l'utilisation d'ouvrages littéraires ou documentaires ainsi que des outils multimédias recommandés par le ministère". La rénovation de l'enseignement des sciences et de la technologie à l'école est une autre priorité : elle doit s'appuyer sur des activités expérimentales. Enfin les élèves du cycle III de l'école primaire doivent tous bénéficier d'un enseignement de langue vivante, l'allemand étant "encouragé". L'enseignement de langues vivantes en grande section de maternelle est enterré.

Au collège, le texte inscrit également la priorité de la maîtrise de la langue "tous les enseignants, quelle que soit leur discipline, sont concernés". La principale nouveauté est la mise en place de la nouvelle troisième avec l'option et le module de découverte professionnelle. Le texte annonce également que "les nouveaux programmes de langues étrangères du collège conçus selon le cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l'Europe, seront arrêtés d'ici la fin de l'année scolaire. Ils entreront en vigueur à partir de la rentrée 2006". Les élèves ayant suivi des cours d'allemand à l'école primaire pourront le garder en sixième dans le cadre de classes "bilangues". La circulaire annonce que les textes sur le nouveau brevet seront publiés d'ici la fin de l'année scolaire. L'ASSR sera passée à partir de 2006 sur poste informatique.

Au lycée, les principales nouveautés concernent les TPE : leur intégration comme épreuve anticipée du bac est confirmée pour la première fois dans un texte réglementaire, mais on ignore encore comment cette évaluation sera organisée. Est-elle même possible sans redéfinition des TPE ? L'effort pour les langues vivantes se limite au dédoublement de la seule première langue vivante en terminale des séries générales. Le ministre rappelle que la nouvelle filière STG pourra accueillir des élèves de BEP : "des structures ou des dispositifs pédagogiques d'adaptation seront prévus dans chaque académie pour faciliter l'accueil de ces élèves". Mais les horaires officiels des 1ères d'adaptation sont abrogés précise le texte...

En voie professionnelle, le ministre veut développer le bac professionnel en 3 ans et lutter contre les sorties sans qualification. Mais aucun dispositif nouveau n'est annoncé.
L'éducation à la responsabilité promue par le ministre vise, peut-être sous la pression du mouvement lycéen, à associer davantage les délégués des élèves à la vie de l'établissement. "Dans les établissements, le délégué de classe est le premier maillon de la représentation des lycéens. À ce titre, son implication, en particulier dans l'organisation des heures de vie de classe, doit être renforcée. Il serait ainsi souhaitable qu'une fois par trimestre, les délégués de classe soient chargés de l'organisation de l'heure de vie de classe et qu'ils en établissent un compte rendu... Pour faciliter l'exercice du mandat des différents représentants des lycéens, le conseil national de la vie lycéenne recommande, lorsque les locaux des établissements le permettent, de prévoir une salle des délégués, équipée si possible de postes informatiques et d'un accès à internet". La circulaire invite à faire participer le vice-président du CVL au conseil d'administration.
Les TIC restent une préoccupation de la rentrée. "La maîtrise des TIC constitue un facteur de réussite déterminant pour la poursuite des études et l'insertion dans la vie active de chaque élève. À chaque niveau d'enseignement, il appartient aux différents acteurs institutionnels de renforcer les moyens et dispositifs déjà mis en place afin de poursuivre la généralisation de l'utilisation des TICE, de consolider la mise en œuvre du B2i de niveaux 1 et 2 et de valider, selon les cas, ces niveaux à l'école, au collège ou au lycée. Le pourcentage d'élèves qui quittent l'école primaire en ayant acquis le niveau 1 du B2i devra être sensiblement amélioré durant l'année 2005-2006... L'objectif est que l'ensemble des élèves de collège puisse présenter le B2i de niveau 2 à l'horizon 2007, en vue d'une prise en compte pour l'obtention du diplôme national du brevet".
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/18/MENE0500813C.htm

Les évaluations nationales en 2005-2006
Le dispositif d'évaluation accueille plusieurs nouveautés en 2005-2006. En CE2 et en 6ème , les évaluations nationales mettront davantage l'accent sur les compétences attendues et moins sur les compétences en cours d'acquisition. Il s'agit "d'aider les enseignants à mieux prendre en compte la progressivité des apprentissages". Ils seront aidés pour l'exploitation des résultats par le logiciel J'ADE qui remplacera partout le bon vieux Casimir.
La grande nouveauté c'est l'évaluation en CE1 qui cherche à cerner les difficultés en lecture, écriture et calcul. Elle ne sera pas généralisée mais "étendue" à une circonscription par académie.
L'évaluation de seconde avait disparu des textes à la rentrée 2005. Elle n'est plus mentionnée alors même qu'elle est plus nécessaire.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/25/MENK0501204C.htm

Une seconde circulaire est parue le 25 août 2005.
Elle apporte quelques instructions de dernière minute. S'agissant des Programmes personnalisés de réussite éducative, le texte confirme la minceur du dispositif pour cette année scolaire.

A l'école, la grande innovation c'est l'enseignement obligatoire de l'hymne national qui est à faire dans le cycle des apprentissages fondamentaux. Cela ne manque pas d'interpeller nos voisins européens. Ainsi la TSR rappelle qu'" il n'existe aucune obligation de ce type pour le "Sur nos monts quand le soleil" helvétique, le "God Save the Queen" britannique, la "Brabançonne" belge ou le Wilhelmus (Wilhelmus van Nassouwe, Guillaume de Nassau) néerlandais. En Espagne, ce type d'enseignement a été supprimé car il évoquait la dictature".

Au collège, " a session 2006 se tiendra sur les principes et le format du brevet actuel" : le nouveau brevet est reporté. La circulaire introduit deux nouveautés : la mise en place de mentions à partir des notes 12,14 et 16 qui seront nécessaires pour l'attribution des bourses au mérite prévues par la loi Fillon et la prise en compte de l'option de découverte professionnelle et du module de découverte professionnelle. Le brevet reste donc basé sur les évaluations de quatrième et troisième. Le report du nouveau brevet pourrait poser problème dans certains établissements où les bordereaux de 4ème n'ont pas été remplis. La circulaire de rentrée annonce une expérimentation en ZEP. " Cette expérimentation portera essentiellement sur les modalités d'organisation, les méthodes et innovations pédagogiques de nature à permettre aux élèves de ZEP d'acquérir les savoirs de base et de prétendre aux filières d'excellence". Là aussi un texte devrait détailler les modalités de cette expérimentation qui se cadre donc au niveau de l'établissement.

En lycée, la circulaire revient sur la situation des TPE. Elle annonce la publication d'instructions sur leur évaluation dans le cadre de l'épreuve anticipée de 1ère. En effet comment maintenir l'évaluation d'une épreuve totalement nouvelle dont la durée d'apprentissage a été divisée par deux ?

Dans la voie professionnelle, la grande innovation concerne l'admission de droit des bacheliers professionnels avec mention Bien ou T.B. en STS. Elle est confirmée par un arrêté publié au J.O. du 27 août. Là aussi une circulaire apportera des précisions par exemple sur les champs d'application. La circulaire de rentrée annonce également la publication d'un texte sur le développement de l'apprentissage dans les établissements.
Plusieurs textes réglementaires concernant ces décisions sont déjà publiés au J.O.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/30/MENE0501720C.htm
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200002&sid=6040593&cKey=1125078674000
http://www.cafepedagogique.net/disci/actu/64.php#229


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  1. <h5>Socle commun et PPRE</h5>La loi Fillon accouche d'une souris : le PPRE
    Le grand remède de la loi Fillon ne serait-il que de la poudre de Perlimpinpin ? " La loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école du 23 avril 2005 prévoit dans son article 16 qu'" à tout moment de la scolarité obligatoire, lorsqu'il apparaît qu'un élève risque de ne pas maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin d'un cycle, le directeur d'école ou le chef d'établissement propose aux parents ou au responsable légal de l'élève de mettre en place un programme personnalisé de réussite éducative" (PPRE)... Le programme personnalisé de réussite éducative est l'un des dispositifs qui doit permettre de conduire la totalité d'une classe d'âge à la maîtrise des connaissances et compétences constitutives du « socle commun », à la fin de la scolarité obligatoire. Il constitue tout autant une modalité de prévention de la grande difficulté scolaire, visant à empêcher un redoublement, qu'un accompagnement de celui-ci lorsqu'il n'a pu être évité, afin de lui donner davantage d'efficacité. ". Deux décrets devraient prochainement définir les modalités de mise en œuvre du PPRE. Mais EduScol publie dès maintenant un "Guide pratique pour l'expérimentation des programmes personnalisés de réussite éducative".
    Plutôt léger le "Guide pratique" ! 4 pages de consignes vagues ! Tout au plus y apprend-on qu'à l'école il sera appliqué au cycle des apprentissages fondamentaux et au CE2. Les enseignants utiliseront les outils d'évaluation existants (livrets d'accompagnement, évaluations nationales) sous la responsabilité du directeur d'école et de l'inspection. Au collège, le PPRE sera mis en œuvre en 6ème sous la responsabilité du chef d'établissement et des professeurs principaux. Les PPRE prendront la forme de documents écrits.
    Le document n'apporte pas d'information sur l'articulation du PPRE avec les moyens extérieurs à l'école comme les "dispositifs de réussite pédagogique". Tout au plus sait-on que " Le programme personnalisé de réussite éducative peut intégrer des activités existant hors du temps scolaire, en particulier dans le cadre des dispositifs de réussite éducative, qui peuvent être utiles et complémentaires à l'action de l'école ou du collège. Ces activités n'ont pas un caractère obligatoire ; elles sont proposées et expliquées aux parents qui conservent le droit de décider de la participation de leur enfant". Les questions pédagogiques sont complètement évacuées par le document. La mesure sensée réduire l'échec scolaire se bornerait-elle à un imprimé ?
    http://eduscol.education.fr/D0072/PPRE_experimentation.htm

    Les décrets du 25 août :
    Le J.O. du 25 août publie deux décrets relatifs au programme personnalisé de réussite éducative et au socle commun. Les deux sont associés : " A tout moment de la scolarité, une aide spécifique est apportée aux élèves qui éprouvent des difficultés dans l'acquisition du socle commun... Ce dispositif définit un projet individualisé qui doit permettre la progression de l'élève et son évaluation. Les parents sont associés au suivi de ce dispositif. Le programme personnalisé de réussite éducative prévu par l'article L. 311-3-1 du code de l'éducation est mis en place dans ce cadre. Il s'articule, le cas échéant, avec un dispositif de réussite éducative." ce qui tend à donner une vision étroite du socle commun (toujours pas défini).
    Le dispositif de réussite éducative est défini ainsi : " Les dispositions pédagogiques mises en oeuvre pour assurer la continuité pédagogique, en particulier au sein de chaque cycle, prennent en compte les besoins de chaque élève afin de permettre le plein développement de ses potentialités, ainsi que l'objectif de le conduire à l'acquisition des éléments du socle commun de connaissances et compétences fondamentales correspondant à son niveau de scolarité. A tout moment de la scolarité élémentaire, lorsqu'il apparaît qu'un élève ne sera pas en mesure de maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin du cycle, le directeur d'école propose aux parents ou au représentant légal de l'enfant de mettre en place un dispositif de soutien, notamment un programme personnalisé de réussite éducative. Un document, préalablement discuté avec les parents de l'élève ou son représentant légal, précise les formes d'aides mises en oeuvre pendant le temps scolaire ainsi que, le cas échéant, celles qui sont proposées à la famille en dehors du temps scolaire. Il définit un projet individualisé qui devra permettre d'évaluer régulièrement la progression de l'élève. Dans les zones d'éducation prioritaire, ces dispositifs se conjuguent avec les dispositifs existants. Des aides spécialisées et des enseignements adaptés sont mis en place au profit des élèves qui éprouvent des difficultés graves et persistantes. Ils sont pris en charge par des maîtres spécialisés, en coordination avec le maître de la classe dans laquelle l'élève continue à suivre une partie de l'enseignement. Des actions particulières sont prévues pour les élèves non francophones nouvellement arrivés en France". Mais les textes confirment le report des PPRE à 2006 sans doute faute de moyens. Sont applicables des procédures formelles à mettre en œuvre avec les parents dès cette année.
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501630D
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501635D
    http://www.cafepedagogique.net/expresso/index250805.php


  2. <h5>Une nouvelle politique pour les langues</h5>Nouvelle organisation et nouveaux niveaux en... 2007
    Les langues connaîtront un bouleversement important à partir de 2007 : disparition des classes au profit de groupes de niveau, certification avec un regard extérieur, peut-être à terme remplacement des examens par cette certification ?
    " Pour faciliter la reconnaissance mutuelle des compétences et qualifications, le projet de décret introduit dans l'organisation de l'enseignement des langues vivantes étrangères les niveaux définis au sein du Conseil de l'Europe par le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL)". A partir de 2007, les niveaux de compétence des élèves seront fixés en référence au Cadre du Conseil de l'Europe : niveau A1 en fin d'école élémentaire, B1 en fin de scolarité obligatoire en LV1 et A2 pour la LV2, niveau B2 en LV1 en terminale et B1 en LV2. selon les niveaux fixés. C'est aussi en 2007 que l'apprentissage d'une langue étrangère débutera au CE1.
    La certification intégrera un organisme indépendant : " la certification des connaissances et compétences acquises demeurera de la pleine et entière responsabilité des autorités académiques et sera organisée avec le concours des enseignants chargés de cet enseignement, en étroite collaboration, pour chaque langue concernée, avec un organisme délivrant des certifications étrangères internationalement reconnues".
    Le projet d'arrêté fixant le programme de l'enseignement des langues vivantes étrangères au collège, palier 1, sera applicable à la rentrée 2006. Il correspond aux 6ème et 5ème pour les jeunes ayant commencé l'apprentissage à l'école élémentaire et aux 4ème et 3ème pour le autres.
    ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/CSE_07072005/projet_decret_lve.pdf
    ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/CSE_07072005/projet_arrete_horaires_ecoles.pdf
    ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/CSE_07072005/projet_arrete_langues_vivantes_etrangeres_college_palier.pdf

    La nouvelle politique reportée
    Le J.O. du 25 août publie le décret relatif à l'enseignement des langues annoncé dans L'Expresso du 7 juillet. Le décret est divisé en deux parties. La seconde s'applique dès cette année : il s'agit de la création d'une " commission académique sur l'enseignement des langues vivantes étrangères" mise en place dans chaque académie et composée de représentants de l'administration, des enseignants, des élèves et aussi des élus locaux et sociaux.
    La première partie, qui prévoit une importante réforme des langues, ne sera appliquée qu'à partir de 2007-2008. Le décret introduit dans l'organisation de l'enseignement des langues vivantes étrangères les niveaux définis au sein du Conseil de l'Europe par le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). A partir de 2007, les niveaux de compétence des élèves seront fixés en référence au Cadre du Conseil de l'Europe : niveau A1 en fin d'école élémentaire, B1 en fin de scolarité obligatoire en LV1 et A2 pour la LV2, niveau B2 en LV1 en terminale et B1 en LV2. L'enseignement ne se fera plus dans le cadre de la classe mais de groupes de niveaux " les enseignements de langues vivantes étrangères peuvent être dispensés en groupes de compétences, indépendamment des classes ou divisions ; les principes de constitution de ces groupes sont adoptés par le conseil d'école sur proposition du conseil des maîtres, dans le cadre du projet d'école, ou par le conseil d'adminis!
    tration dans le cadre du projet d'établissement"
    . Un dispositif dont on connaît pourtant bien les limites.
    La certification intégrera des organismes extérieurs à l'éducation nationale : " Les connaissances et compétences acquises en langues vivantes étrangères au cours de la scolarité font l'objet de certifications spécifiques... Ces certifications sont organisées par le ministère chargé de l'éducation nationale dans un cadre défini, le cas échéant, conjointement avec des organismes délivrant des certifications étrangères internationalement reconnues et avec lesquels l'Etat a passé une convention". Mais les certifications restent délivrées par l'autorité académique.
    Le décret n'apporte pas de précision sur les dédoublements en LV1 annoncés en terminale par la loi Fillon et qui sont, eux aussi, remis.
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501621D
    http://www.cafepedagogique.net/expresso/index070705.php

    Les langues au CE1 reportées à 2007
    Le J.O. du 5 août a publié un arrêté confirmant le report à 2007 l'apprentissage des langues vivantes au CE1.
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501644A

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    Pour aller plus loin :
    L'Inspection générale demande une redéfinition de la politique des langues vivantes et anciennes
    " Dans la situation actuelle, la mission des inspections générales a constaté que les incertitudes du pilotage national se traduisent par la diffusion d'instructions peu explicites, l'absence de fixation d'objectifs chiffrés, de moyens spécifiques pour y parvenir et de cadrage des pratiques académiques". Dans son rapport (rédigé par Geneviève Gaillard, Gérard Saurat, Pascal Charvet, Lucienne Dutriez, Yves Bottin, et Jean-Paul Pittoors) l'Inspection générale ne mâche pas ses mots et présente une politique des langues avec des exigences contradictoires, aggravées par la loi Fillon, et un pilotage insuffisant. Ainsi "dans le 1er degré, la mission considère qu'il faut sortir des contradictions qui demeurent après le vote de la loi en particulier pour ce qui concerne les règles d'affectation des personnels des écoles et le devoir d'enseignement des langues vivantes qui concerne désormais chaque professeur". Dans le second degré, les mesures fixées par la loi Fillon paraissent irréelles : "alors que l'enseignement des langues fonctionne comme un « marché », fixer des quotités d'accroissement pour telle ou telle langue implique que l'on se donne les moyens d'attirer des candidats supplémentaires pour ces apprentissages sans pour autant les y contraindre par des mesures autoritaires. Il paraîtrait en effet très difficile dans la société française telle qu'elle existe d'imposer à certains élèves le choix de telle ou telle langue au seul prétexte qu'il faut augmenter les effectifs. Il faudra donc résoudre la contradiction de ces augmentations affichées avec celle du choix individuel".
    Les inspecteurs font une trentaine de propositions à commencer par une redéfinition claire et cohérente de la politique des langues. Ils insistent sur la nécessité d'un pilotage des académies : " donner à chaque académie des indicateurs chiffrés sur cinq ans pour atteindre les objectifs de + 20% de germanistes et de + 10% d'élèves apprenant une langue ancienne au lycée afin d'éviter l'aléatoire ou la surenchère locale et inscrire ces objectifs dans une logique de mise en cohérence de la carte des langues et des parcours". La liaison école / collège, jusque là fort peu traitée, doit s'améliorer ce qui passe par des formations communes eux enseignants des deux degrés. Ils demandent le réexamen du maintien des 6èmes bilangues compte tenu de l'apprentissage de la LV2 en 5ème..
    Les inspecteurs souhaitent une redistribution des langues rares, y compris les langues anciennes. Ils préconisent la constitution de pôles permettant une continuité effective des apprentissages. S'agissant des langues régionales" il leur paraît souhaitable de les passer... à la région : " Etudier, dans le cadre d'une convention avec l'Etat établissant les responsabilités respectives, les possibilités de confier aux collectivités territoriales la responsabilité du développement de l'enseignement des langues régionales".
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/brp/notices/054000373.shtml



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  3. <h5>Création du Haut Conseil de l'Education</h5>Prévu par la loi Fillon, le HCE est mis en place par un décret paru au J.O. du 23 août. Composé de 9 membres nommés par les présidents de la République, du Sénat, de l'Assemblée nationale et du Conseil économique et social, il définira le "socle commun de connaissances" établi par la loi Fillon ainsi que le cahier des charges des IUFM. Il réalisera chaque année un "bilan des résultats obtenus par le système éducatif". Le HCE remplace le Conseil national des programmes et le Haut conseil à l'évaluation de l'Ecole (HCEE). Le HCE fait donc passer le pilotage de l'école du contrôle des experts ministériels au pouvoir politique national et élimine le HCEE qui a multiplié les interventions pour faire avancer l'Ecole. Comment dans ces conditions avoir une politique éducative qui ne soit pas que gestionnaire ? Le gouvernement a fait une seule concession : la création à coté du HCE d'un "comité consultatif" "composé de personnalités qualifiées choisies parmi des représentants des organisations syndicales, professionnelles, de parents d'élèves, d'élèves, des associations et toutes autres personnes ayant une activité dans les domaines qui sont de sa compétence".
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501634D
    http://cisad.adc.education.fr/hcee/


  4. <h5>L'enseignement adapté</h5>Le B.O. du 14 avril publie une note interministérielle sur la politique de prise en charge des personnes atteintes d'autisme et de troubles envahissants du développement. Elle s'inscrit dans le cadre des lois récemment adoptées, prévoit la construction d'un projet personnalisé adapté associant la famille et entend privilégier la scolarisation en milieu ordinaire, école maternelle, clis ou Upi, au plus près du domicile des parents.
    Le B.O. publie deux textes concernant les modules de formation au Capa SH et au 2Ca-SH et la formation de spécialisation des inspecteurs responsables de l'AIS et des enseignants nommés en milieu carcéral.
    http://www.education.gouv.fr/bo/2005/15/SANA0530104C.htm
    http://www.education.gouv.fr/bo/2005/15/MENE0500672N.htm
    http://www.education.gouv.fr/bo/2005/15/MENE0500675C.htm


  5. <h5>Les politiques locales de réussite éducative</h5>Les dispositifs locaux de réussite éducative
    Le ministre de l'emploi a présenté le 25 août le "dispositif de réussite éducative" gouvernemental. Il vise à " vise à rendre effective l'égalité des chances pour les enfants et les adolescents des quartiers défavorisés. En effet, pour offrir toutes ses chances à l'enfant, l'école joue un rôle prépondérant mais ne peut pas tout. Un accompagnement est indispensable sur le plan social, culturel, sanitaire, afin d'aider la famille dans son rôle éducatif". Un milliard et demi d'euros est prévu pour sa mise en place mais seule une trentaine de millions est affecté pour cette rentrée. L'essentiel est, là aussi, promis pour plus tard. Le dispositif devrait permettre de mettre en place des "équipes locales de réussite éducative" qui apporteront un soutien aux enfants en difficulté Le programme financera également le développement d'internats : seulement 5 sont annoncés à la rentrée. Enfin 350.000 euros sont affectés au financement de partenariats avec les grandes écoles pour favoriser l'accès des lycéens issus des ZUS. Actuellement moins de 200 communes ont déposé des projets dans le cadre du dispositif. Par exemple, Vaulx-en-Velin (69) propose une aide psychosociale et sanitaire, un accompagnement scolaire pour 150 enfants (de 2 à 16 ans). L'articulation avec les "programmes personnalisés de réussite éducative" de l'éducation nationale reste encore à construire.
    http://www.ville.gouv.fr/pdf/actualite/reussite-educative-dossier-presse.pdf
    http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/egalite_chances_mise_oeuvre_53787.html
    http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

    Un décret créé les Conseils consultatifs de réussite éducative
    " Un conseil consultatif de réussite éducative est institué par délibération du comité de la caisse dans les caisses des écoles ayant décidé d'étendre leurs compétences, en application du deuxième alinéa de l'article L. 212-10, à des actions à caractère éducatif, culturel, social et sanitaire en faveur des enfants relevant de l'enseignement du premier et du second degrés". Un décret publié au Journal Officiel du 1er juin crée les "conseils consultatifs de la réussite scolaire". Composé d'enseignants, d'élus, de représentants de l'Etat, dont l'inspecteur d'académie, de la CNAF, de parents, d'associations, il propose la répartition des crédits affectés au dispositif de réussite éducative au comité de la caisse des écoles.
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCV0510894D

    Une circulaire met en œuvre le programme de réussite éducative
    Le ministère de la Ville publie une circulaire de la Déléguée interministérielle à la Ville datée du 27 avril pour la mise en œuvre des programmes de réussite éducative. Dans le cadre du plan de cohésion sociale, ils visent à accompagner les enfants "présentant des signes de fragilité". La circulaire s'intéresse à deux formes : le soutien apporté aux enfants scolarisés et le développement de projets éducatifs en direction d'enfants scolarisés en internat. Elle appelle les préfets à travailler avec les inspecteurs d'académie, et à soutenir en priorité les dossiers des ZUS et des REP. Les actions ne devront pas se substituer à l'Ecole et ils devront viser les enfants identifiés comme participant au programme de réussite éducative.
    La mise en œuvre sera faite par une structure juridique dotée d'une comptabilité publique : GIE, caisse des écoles, EPLN, etc. L'équipe réunira des enseignants, animateurs, travailleurs sociaux, psychologues, intervenants sportifs et culturels, associations etc.
    http://www.ville.gouv.fr/pdf/actualite/reussite-educative-circulai.pdf

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    Pour aller plus loin :

    Les politiques locales d'éducation
    "La décentralisation et la déconcentration constituent des puissantes incitations au changement dans le sens d'une cogestion, voire d'une co-construction des politiques d'éducation.. Voit-on apparaître de véritables politiques locales ? Comment s'élaborent ces politiques ?... Quelles sont les interprétations que proposent aujourd'hui les différents courants de recherche ?". L'Ecole supérieure de l'éducation nationale a organisé les 7 et 8 juin, à Poitiers, un colloque sur les politiques locales d'éducation. Un sujet de réflexion prioritaire à l'heure où se redessine la carte des responsabilités dans l'Ecole entre pouvoir national, acteurs locaux et établissements. Les réflexions des chercheurs nous aident à imaginer l'avenir. Découvrez le dossier spécial du Café. L'Esen publie également une bibliographie et une webographie sur "décentralisation et éducation".

    http://www.cafepedagogique.net/dossiers/esen/index.php
    http://www.esen.education.fr/actualites/fichiers/poledloc.pdf
    http://www.esen.education.fr/documentation/liste.phtml?idRP=2&idR=308



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    Décentralisation et équité
    L'IREDU publie un article de Nathalie Mons, ainsi que sa thèse, sur l'évaluation des politiques de différenciation. Se basant sur les résultats de PISA, N. Mons pense que "les réformes institutionnelles touchant aux modes de gouvernance ont des effets importants sur l'efficacité et l'équité des systèmes éducatifs". Elle estime que la décentralisation sans garde-fous nationaux aggrave les inégalités de performances entre établissements et renforce les inégalités sociales. Mais, " pour la recherche d'une meilleure efficacité, donner davantage d'initiative aux acteurs locaux peut être positif si leurs interventions sont encadrées nationalement... L'intervention de l'Etat central est primordiale. Elle semble surtout nécessaire dans les fonctions de conception et de contrôle du système éducatif. Son intervention est positivement associée à une amélioration des performances moyennes, une réduction du nombre des élèves en difficulté et la production d'une élite nombreuse. Un contrôle exercé au niveau central est également associé à des inégalités scolaires d'origine sociale plus faibles. A l'opposé, son implication paraît moins cruciale dans la fonction de gestion.".
    http://web1.u-bourgogne.fr/upload/site_120/agenda/se22025b.pdf
    http://www.u-bourgogne.fr/upload/site_120/ressources/new/new.htm
    http://www.cafepedagogique.net/disci/pedago/47.php

    Les dispositifs de réussite éducative
    Le projet de loi sur la cohésion sociale prévoit la mise en place de deux dispositifs nouveaux : 750 « équipes de réussite éducative » en direction des enfants en grande difficulté au sein des 900 zones ou réseaux d'éducation prioritaire -6 975 écoles primaires- et 150 « plateformes de réussite éducative » pour les collégiens. L'Andev, association nationale des directeurs de l'éducation des villes de France, étudie le dispositif et son financement. Un dossier important.
    http://www.andev.com.fr/dossier.html


<h3>2- Les nouveaux programmes</h3>

  1. <h5>Au collège</h5>Les nouveaux programmes
    Deux numéros spéciaux du B.O. présentent les nouveaux programmes de langues vivantes au palier 1 du collège ainsi que les programmes de sciences (maths, SVT, physique-chimie) du cycle central (4ème, 5ème).
    http://www.education.gouv.fr/bo/2005/hs6/default.htm
    http://www.education.gouv.fr/bo/2005/hs5/default.htm

    De nouveaux programmes en 6ème
    En maths : un nouveau programme entre en vigueur à cette rentrée en 6ème.
    Introduction générale
    http://eduscol.education.fr/D0015/MATH_intro.pdf
    Le programme de 6ème
    http://www.education.gouv.fr/bo/2004/hs4/MENE0401470A.htm

    C'est le cas également en SVT
    Introduction générale
    http://eduscol.education.fr/D0018/SVT_intro.pdf
    Le programme de 6ème
    http://www.education.gouv.fr/bo/2004/hs4/MENE0401471A.htm

    Et en technologie :
    http://eduscol.education.fr/D0082/programmes6.pdf
    Le projet pour le cycle central est prêt :
    http://eduscol.education.fr/D0082/techno_cycle-central_projet.pdf

    En français, les recommandations du ministre :
    http://eduscol.education.fr/D0011/default.htm

    La nouvelle classe de troisième
    Deux innovations : l'option de découverte professionnelle (3 heures hebdomadaires) et le module de découverte professionnelle de 6 heures.
    Les textes et les documents d'accompagnement :
    http://eduscol.education.fr/D0072/r_dp.htm

    Pour l'option
    Les textes
    http://www.education.gouv.fr/bo/2005/11/MENE0500301A.htm
    http://eduscol.education.fr/D0082/dpdocac3h.pdf

    Le séminaire national, les orientations pédagogiques et des liens : le séminaire national fait le lien entre connaissance du travail et reconnaissance de soi et réfléchit à la mise en œuvre de la découverte professionnelle.
    http://decpro.ac-dijon.fr/

    A Nantes : des exemples précis de progression et d'activités pédagogiques, des fiches d'évaluation :
    http://www.ac-nantes.fr:8080/peda/priorites/voie_pro/index.htm

    A Rennes, le bilan de la journée de formation sur l'option : moyens, organisation, approche pédagogique.
    http://atv2.ac-rennes.fr/gdossier/projacad3/implantDP.pdf
    Une présentation de la mise en place dans l'académie :
    http://atv2.ac-rennes.fr/gdossier/projacad3/Decouvprof.ppt

    Pour le module
    http://www.education.gouv.fr/bo/2005/11/MENE0500302A.htm
    http://eduscol.education.fr/D0082/dpdocac6h.pdf

    Une réflexion sur l'alternance, la découverte professionnelle, les stages en entreprises par l'IUFM de Bourgogne :
    http://www.dijon.iufm.fr/format/formform/site_alternance/INDEX.HTM


  2. <h5>Au lycée</h5>Les T.P.E.

    L'épreuve en 2006
    Un décret paru au J.O. du 24 août réglemente l'épreuve de TPE au bac 2006 conformément à ce qu'avait annoncé le ministre en fin d'année scolaire. " A titre exceptionnel, pour la session 2006 de l'examen du baccalauréat général, les candidats qui ont suivi un enseignement de travaux personnels encadrés en classe de première pendant l'année scolaire 2004-2005 peuvent bénéficier de points supplémentaires. Au total des points obtenus à l'issue du premier et, le cas échéant, du second groupe d'épreuves, est ajouté le total des points supérieurs à la moyenne, affectés du coefficient 2, qu'ils ont obtenus à l'épreuve terminale du premier ou second groupe de l'une des disciplines concernées par le sujet des travaux personnels encadrés réalisés en classe de première. Il peut s'agir d'une épreuve obligatoire ou d'une épreuve facultative si la discipline ne donne pas aussi lieu à une épreuve obligatoire. Les candidats dont le TPE porte sur une discipline donnant lieu à une épreuve anticipée peuvent choisir une discipline voisine de celle-ci donnant lieu à une épreuve terminale. Le candidat choisit la discipline concernée au moment de son inscription à l'examen. Ces dispositions s'appliquent également aux candidats qui se présentent à nouveau à l'examen. Toutefois, ceux-ci font le choix, au moment de leur inscription, de l'une des disciplines concernées par leurs travaux personnels encadrés conduits en classe terminale en 2004-2005". Un autre texte , paru au J.O. du 5 août, autorise la conservation des notes de TPE d'une année sur l'autre.
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501639D
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501606A
    http://www.cafepedagogique.net/disci/tpe/63.php

    L'arrêté du 5 août
    Un arrêté publié au J.O. du 5 août définit l'épreuve de TPE : " L'épreuve de travaux personnels encadrés répond aux caractéristiques suivantes :
    - seuls sont pris en compte, pour le calcul de la note comptant pour l'obtention du baccalauréat, les points supérieurs à la moyenne de 10 sur 20 affectés du coefficient 2 ;
    - pour les candidats scolaires des établissements publics et privés sous contrat, la note attribuée à chaque candidat au titre de cette épreuve prend en compte, pour un maximum de 8 points sur 20, la note attribuée par les professeurs ayant encadré les travaux personnels encadrés ;
    - l'épreuve de travaux personnels encadrés se déroule dans l'établissement scolaire du candidat pendant l'année de première. L'évaluation des candidats est assurée par des examinateurs, membres du jury ou des examinateurs adjoints, réunis au sein d'une commission d'évaluation et nommés par le recteur en nombre nécessaire pour faire passer l'épreuve aux élèves de l'établissement ;
    - pour les candidats scolaires des établissements privés hors contrat, la note attribuée à chaque candidat ne résulte que de la seule interrogation orale"
    .
    Rappelons que la nouvelle circulaire de rentrée annonce un futur texte précis sur l'évaluation des TPE.
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501645A
    http://www.education.gouv.fr/bo/2005/30/MENE0501720C.htm

    Les thèmes en 2005-2006
    EduScol publie la liste des thèmes et des fiches pédagogiques.
    http://eduscol.education.fr/D0050/2004_2005.htm#premiere

    En séries générales :

    Langues : de nouveaux programmes de terminale
    En Allemand, Anglais, Arabe, Chinois, Espagnol, Hébreu moderne, Italien, Portugais, Russe :
    http://eduscol.education.fr/D0014/default.htm

    En maths, un nouveau programme en première série L :
    http://eduscol.education.fr/D0015/default.htm
    http://www.education.gouv.fr/bo/2004/hs5/MENE0401473A.htm

    Arts du cirque : Le programme de L
    Un arrêté du 4 août a fixé le programme pour la terminale L.
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501610A

    La nouvelle série STG
    Il s'agit d'une rénovation en profondeur. A la rentrée 2005, de nouveaux programmes s'appliquent dans les disciplines technologiques.

    Le point sur le filière à la rentrée 2005 :
    http://eduscol.education.fr/D0167/default.htm

    Pour les sciences et techniques de la gestion voir aussi la rubrique du Café :
    http://www.cafepedagogique.net/disci/stt/64.php

    En maths un nouveau programme s'applique à la rentrée 2005 :
    http://eduscol.education.fr/index.php?./D0167/accueil.htm

    En histoire-géographie, le nouveau programme s'appliquera à la rentrée 2006. La consultation a eu lieu et sa publication est attendue.
    http://eduscol.education.fr/D0167/accueil.htm#hstg

    En philosophie également le nouveau programme sera appliqué rentrée 2006 :
    http://eduscol.education.fr/index.php?./D0167/accueil.htm
    http://eduscol.education.fr/D0016/PHILO-TECHNO.pdf
    Le programme des séries technologiques est publié au J.O. du 25 août.
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501664A

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    Pour aller plus loin
    Vers l'école communicante ? Le référentiel est en ligne
    " Dimanche 22h00 : un doute affreux assaille Gilles, professeur d'économie-droit en première STG, avant d'aller se coucher... Il a oublié de mettre en ligne la dernière version de son questionnaire sur la constitution européenne. Ses élèves en auront besoin demain pour leur travail de recherche sur les institutions européennes. Il se connecte sur le site du lycée et publie son document. Il en profite pour déposer dans l'espace du groupe des enseignants de la section le sujet de la prochaine évaluation. Il dialogue ensuite en direct avec Romain, le gestionnaire TIC d'Économie-gestion, pour lui indiquer qu'il souhaiterait pouvoir disposer de droits d'accès pour l'ensemble de sa classe sur le cédérom qu'il a installé vendredi. Romain lui répond qu'il s'en occupe. Tiens, Mathias est aussi en ligne. C'est un élève de sa classe de première STG, le rapporteur du groupe chargé de travailler avec les élèves du lycée des Trois vallées sur le volet social de la constitution. Il veut savoir quand aura lieu la visioconférence. Gilles le renvoie à la consultation de son agenda dans lequel il a enregistré vendredi l'heure du rendez-vous. Il vérifie aussi que la séance de demain matin est prête : les groupes projets ont bien été créés, chacun dispose de sa feuille de route dans son espace personnel"
    Le référentiel des solutions TICE pour la filière STG propose ainsi des scénarios d'usages des TIC pour les enseignants. Un autre exemple ? " C'est le début du mois, Alain, gestionnaire TIC d'Économie-gestion du lycée des trois vallées, crée une page wiki et signale sa disponibilité par messagerie à l'ensemble des professeurs susceptibles de l'alimenter. Cette page wiki va permettre aux enseignants de saisir des actualités juridiques qui constitueront un « webzine » transmis chaque mois aux élèves abonnés des sections STG du lycée. La clôture de la fabrication du webzine est notifiée par messagerie aux enseignants par Alain, qui se charge alors de le mettre en forme et de déclencher la diffusion du document. En classe, le professeur de droit anime les échanges entre les élèves en assurant une visualisation collective du « webzine ». Lorsqu'un élève reçoit le magazine, il intègre les informations qu'il juge utiles dans ses ressources personnelles".
    Plate-forme collaborative, ENT, chat avec les élèves, liste de diffusion vers les collègues, création collective d'un wiki : l'ouvrage propose plus que des outils de référence. Il introduit une conception nouvelle des TIC, axée sur une véritable culture de la communication. C'est dire qu'il amène à une véritable rupture culturelle dans l'Ecole, à son entrée dans la société de la communication.
    En ce sens est-ce un "référentiel" ? Même si la date de 2007 est théoriquement fixée pour le déploiement des ENT, bien peu d'établissements pourront mettre en pratique ces "usages" dans un avenir aussi proche. Le document a le mérite d'initier une nouvelle conception qui pourrait s'imposer à l'avenir si elle arrive à dépasser des blocages qui tiennent à la culture de l'Ecole et à son économie. Le pari n'est pas gagné. Il serait intéressant d'observer que la filière STG joue un rôle pionnier.
    http://www.educnet.education.fr/ecogest/referentielTice/RSTICSTG_V1.1.pdf



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    Demandez les programmes !
    En ce début d'année, nombre d'enseignants cherchent les programmes officiels. En vain puisque le site du CNDP est fermé. Une documentaliste nous indique que ces documents restent accessibles à l'adresse ci-dessous.
    http://www.cndp.fr/doc_administrative/


<h3>3- Les calendriers</h3>

  • Calendriers scolaires 2005-2006
    Ils sont indispensables pour organiser l'année scolaire et fastidieux à faire. Alain Zardo nous offre des calendriers de l'année scolaire pour chaque zone ainsi que l'agenda des manifestations nationales. De quoi préparer la rentrée.
    http://azardo.free.fr/calendriers.htm
    http://azardo.free.fr/agenda.htm

  • La rentrée contestée
    Le ministère est-il brouillé avec le calendrier ? Le Figaro relaie les plaintes de parents devant la rentrée 2005 : la date de rentrée est le vendredi 2 septembre. Pour G. Dupont-Lahitte, président de la Fcpe, "c'est la démonstration par l'absurde que, malgré nos demandes réitérées, l'administration ne tient absolument pas compte de l'aménagement des rythmes scolaires de l'enfant... Dans les internats, ça tourne carrément au ridicule : qui a envie d'envoyer son enfant à l'autre bout de la France pour une journée ?". Le ministère estime qu'il lui est impossible de faire autrement.
    http://www.lefigaro.fr/france/20050627.FIG0120.html?085529



<h3>4- Vie professionnelle</h3>

  • Au moins 2.700 postes supprimés au budget 2006
    " 800 de ces emplois concernent des personnels mis à disposition qui n'exerçaient déjà plus devant les élèves. Ce sont donc seulement 1.900 emplois de moins et, si l'on avait tenu compte de la baisse démographique, on en aurait supprimé 3.000. L'encadrement sera donc légèrement supérieur à celui de cette année". C'est ainsi que G. de Robien commente la suppression d'environ 2.700 postes au budget 2006. L'éducation est un des ministères les plus touchés par les suppressions de postes.
    Ces suppressions vont frapper l'Ecole doublement. D'une part elles vont aggraver les conditions de travail des jeunes dans des classes plus chargées et des établissements déjà démunis en personnels éducatifs (surveillants etc.). D'autre part elle semble annoncer une véritable saignée des associations éducatives, ces organisations qui complètent l'action de l'Ecole par des actions de recherche, d'encadrement ou d'animation.
    Tout cela pourrait annuler le bénéfice des efforts de décrispation et de dialogue faits par G. de Robien à son arrivée. Déjà matériellement difficile, la rentrée pourrait bien être perturbée par un fort mouvement social.
    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-667276@51-639952,0.html
    http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploieducation/050629113531.ge8ru22f.html

  • Le remplacement devient obligatoire
    " Le chef d'établissement élabore, en concertation avec les équipes pédagogiques, un protocole pour les remplacements de courte durée... Pour la mise en oeuvre de ce protocole, le chef d'établissement recherche en priorité l'accord des enseignants qualifiés à même d'effectuer un remplacement de courte durée. Lorsque cela est nécessaire... le chef d'établissement désigne les personnels chargés d'assurer des enseignements complémentaires pour pallier une absence de courte durée". Le texte limite à 65 heures et 5 heures par semaine ces heures imposées. Elles sont rémunérées à un taux particulier.
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENF0501854D
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENF0501855D

  • Le décret sur la seconde carrière
    Annoncé depuis un an, le décret ouvrant aux enseignants, en application de l'article 77 de la loi du 21 août 2003, la possibilité d'une seconde carrière dans un autre corps de fonctionnaire est publié au J.O. du 10 août. L'article 77 précisait que : " Les membres des corps enseignants pourront, sur leur demande et après agrément donné par le ministre chargé de l'éducation nationale ou le ministre chargé de l'agriculture et soit par le ministre intéressé, soit par les représentants des collectivités locales ou des établissements publics à caractère administratif, occuper, en position de service détaché, des emplois correspondant à leurs qualifications, nonobstant les règles relatives au recrutement de ces emplois dans les administrations de l'Etat ou des collectivités locales et les établissements publics à caractère administratif. Ils percevront dans cette position une rémunération globale au moins égale à celle qu'ils auraient perçue s'ils étaient restés dans leur corps. Après une année de service dans leur nouvel emploi, ces personnels pourront, sur leur demande, être intégrés dans le corps de fonctionnaires titulaires dont relève l'emploi considéré, sous réserve d'une vérification de leur aptitude dans des conditions qui seront fixées par décret en Conseil d'Etat". Le décret annonce la publication de listes d'emplois ouverts par les administrations aux enseignants. Il ne contient ni calendrier ni indication de volume du nombre d'emplois offerts. Un autre décret ouvre l'avantage de cette mesure aux enseignants détachés. Le texte ne concerne évidemment pas les enseignants contractuels.
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENF0501220D
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENF0501221D
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCX0300057L

  • Revalorisation des indemnités
    La revalorisation des traitements au 1er juillet entraîne celle des indemnités et avantages sociaux. Le B.O. du 28 juillet en publie la liste et les nouveau taux : rémunération des études dirigées, ISO, indemnité de prof principal, indemnité ZEP, indemnité de maître formateur, activités péri-éducatives etc.
    http://www.education.gouv.fr/bo/2005/29/MENF0501552N.htm

  • Le décret sur le réemploi des maîtres du privé
    L'Expresso du 23 juin avait annoncé sa publication. Le décret, pris en application de la loi du 5 janvier 2005, assurant "dans le respect du caractère propre des établissements" une priorité d'accès aux services vacants pour les maîtres des établissements sous contrats en perte d'emploi, les lauréats des concours et les bénéficiaires des mesures de lutte contre la précarité est publié au Journal Officiel du 25 juin. Il est notamment précisé : " La décision par laquelle le chef d'établissement fait connaître à l'autorité académique son refus de la ou des candidatures qui lui ont été soumises est motivée. Si le chef d'établissement refuse sans motif légitime la ou les candidatures qui lui ont été soumises, il ne peut être procédé à la nomination de maîtres ou de documentalistes délégués dans la discipline concernée au sein de l'établissement".
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENX0500074D
    http://www.cafepedagogique.net/expresso/index230605.php

  • Adieu, lundi de Pentecôte
    " Le Premier ministre souhaite que le dispositif soit appliqué désormais avec davantage de souplesse, comme la loi le permet... (Il) demande au ministre de l'éducation nationale de lui faire des propositions avant la rentrée scolaire sur les modalités d'application du dispositif par les personnels de son ministère en dehors du temps scolaire". Le lundi de Pentecôte restera férié en 2006. Le rapport Léonetti, remis au premier ministre le 19 juillet, préconise davantage de souplesse dans la définition de la journée de solidarité avec les personnes âgées et "une meilleure répartition de l'effort de solidarité". C'est que celle-ci a reposé sur les seuls salariés, encore 44% d'entre eux y ont-ils échappé. L'effet économique de cette journée de travail a été nul, ou plus précisément, "on peut estimer que l'effet jours ouvrables sur la croissance de 2005 se situe autour de 0,0%".
    Le rapport Léonetti préconise donc pour l'éducation nationale de " demander aux enseignants de participer à une journée ou à deux demi-journées de travail, sans la présence des élèves. Ce temps pourrait par exemple être consacré à l'étude du projet d'école et d'établissement ainsi qu'aux "contrats d'objectifs" liant l'établissement et l'autorité académique, aux termes de la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'École du 23 avril 2005".
    Une proposition rejetée par la FSU et le SE-UNSA. Ce dernier estime que "à cours d'arguments sur le bien-fondé du dispositif et faute de convaincre l'opinion publique après le fiasco de mai 2005, le rapport se retourne contre les enseignants et en fait la cible pour l'année 2006".
    http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/communiques_4/remise_rapport_jean_leonetti_53590.html
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000472/index.shtml
    http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=050719




<h3>5- Préparer les concours</h3>

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Pour aller plus loin :
Le monde cherche 30 Millions de profs
C'est pas moins de 30 millions d'enseignants qui seront nécessaires pour assurer l'Education pour tous d'ici 2015. Selon l'Unesco, le monde risque de manquer de professeurs. L'organisation condamne pourtant les états qui embauchent des enseignants peu formés et sous payés. "Sans des enseignants compétents, l'objectif de l'Education pour tous ne sera pas atteint. La qualité ne doit pas devenir otage de la quantité".
http://portal.unesco.org/education/fr/ev.php-URL_ID=37695&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html



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> Le site internet à visiter : http://www.education.gouv.fr/bo/2005/30/MENE0501720C.htm

Article rédigé le 12/09/2005 à 23:22 par Nath

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