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Le 27/02/2005, nous vous informions :

Manifeste contre la violence "éducative"

La France a signé et ratifié le 7 août 1990 la Convention des droits de l¹enfant. L'article 19 de cette Convention stipule que les États signataires "prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l'enfant contre toutes formes de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales".




Or, en France, d¹après un sondage SOFRES de janvier 1999, 80% des parents donnent à leurs enfants gifles et fessées quand ce ne sont pas des coups de martinet ou de ceinture. Presque tout le monde trouve cela normal, inoffensif et même nécessaire. Et les services sociaux et la Justice n¹interviennent que dans les cas extrêmes.

Pourquoi est-il permis de frapper un enfant alors qu'il est interdit de frapper un homme adulte, une femme, une personne âgée et, en prison, le pire des criminels? Nos lois ne permettraient-elles d¹agresser que les plus faibles?

Les enfants ont le droit d¹être élevés sans violence, ce qui ne signifie pas sans fermeté.

De multiples études récentes, dont un rapport de l'OMS de novembre 2002, ont montré que difficultés scolaires, délinquance, violence, dépression, alcoolisme, abus de drogues, maladies diverses et même accidents ont très souvent pour origine des violences, même modérées, subies dans l¹enfance. Maintenant que nous le savons, nous n¹avons plus l¹excuse de l¹ignorance qu¹avaient nos parents.

Pourquoi s¹étonner que certains jeunes recourent à la violence quand le premier exemple de violence leur a en général été donné par leurs propres parents les frappant sur les joues, le crâne, le dos ou les fesses? L¹enfant frappé apprend à frapper les autres. L'enfant respecté apprend à respecter les autres. Le rôle des parents est-il d¹enseigner la violence ou le respect?

Les parents qui frappent leurs enfants pour les éduquer le font parce qu¹ils ont été frappés eux-mêmes et ignorent les conséquences de leurs coups. Seule une interdiction sans ambiguïté, comme celle qui, en France, interdit les coups à l¹école depuis le XIXe siècle, peut mettre fin à ce cycle. La France, comme déjà onze pays, dont neuf européens, doit voter une loi spécifique interdisant toute violence, y compris fessées, gifles, tapes, etc. Cette loi doit être assortie non pas de sanctions judiciaires mais d¹une large information apportée aux parents ainsi qu¹aux futurs parents sur les effets des coups et les moyens d¹élever les enfants sans violence, exactement comme il est demandé aux automobilistes d¹être familiers avec le code de la route.

Les signataires de ce manifeste demandent au gouvernement et à leurs députés de mettre la législation française en harmonie avec la Convention des Droits de l¹Enfant, comme le demande le Comité des Droits de l¹Enfant de l¹ONU, et de voter une loi spécifique qui interdise vraiment toute forme de violence à l¹égard des enfants. Le texte de cette loi pourrait être semblable à celui de la loi danoise : "L'enfant a droit au soin et à la sécurité. Il faut agir de manière respectueuse vis-à-vis de l¹enfant et ne pas lui infliger de punition corporelle ou autre traitement humiliant."
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J¹approuve le manifeste ci-dessus. Je vous demande de faire rapidement tout ce qui est en votre pouvoir pour harmoniser notre législation avec la Convention des Droits de l¹Enfant.
Nom et prénom :
Adresse :
Signature :

Adresser ce manifeste : - au Premier ministre (Hôtel Matignon, rue de Varenne, 75007 Paris ou, par e-mail :<premier-ministre@premier-ministre.gouv.fr>);
- à votre député ( Assemblée Nationale, Palais Bourbon 75007 Paris);
- aux journaux que vous lisez et aux associations dont vous faites partie;
- à tous vos parents, amis et connaissances (dans ce cas, ne pas le signer).
Vous pouvez diffuser ce manifeste par e-mail, ou comme une pétition ou un tract, par exemple à la sortie des écoles. Il est lancé avec le soutien de l¹association Ni claques ni fessées (Tél/fax : 01 46 38 21 22) qui seront heureux de voir les rejoindre autorités religieuses, associations et partis. Pour complément d¹information, notamment sur les dangers des coups et l¹éducation sans violence, ou pour faire part de votre participation à la diffusion de ce manifeste, écrire à O. Maurel, Chemin de la cibonne 83220 Le Pradet ou à l¹adresse électronique : <omaurel@wanadoo.fr>.



Traitons les enfants comme nous voudrions qu¹ils nous traitent.


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Le 24/02/2005, nous vous informions :

L'autisme: une autre intelligence par Laurent Mottron

Conférence organisé par Autisme Alsace

Lundi 14 Mars 2005 à 20h
International Space University(entrée libre)
Central Campu, Parc d'innovation 1, rue Jean-dominique Cassini
67400 Illkirch Graffenstaden (plan bas de page)

Laurent Monttron,Médecin Psychiatre et Ph.D, professeur agrégé au departementde psychiatrie de l'universtié de Montréal,chercheur au fonds de la recherche en santé du Québec

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Le 17/02/2005, nous vous informions :

LE MAL DES MOTS

de 15h40 à 16h34 le 3 mars 2005 sur France5
LE MAL DES MOTS

Documentaire de 52' écrit et réalisé par Jean Vercoutère, et produit par
Mosaïque Films, avec la participation de France 5. 2004. Le " mal des mots
", c'est la dyslexie. Mal repérée et mal diagnostiquée pendant l'enfance,
elle conduit, à l'âge adulte, à un lourd handicap social. A travers le cas
de deux enfants de 9 ans (l'un dont la dyslexie a déjà été dépistée, l'autre
dont la dyslexie est diagnostiquée au cours du film), ce documentaire décrit
la nature des troubles, leur dépistage, leur prise en charge et la manière
d'y remédier. Son ambition est d'éveiller l'attention des parents, des
enseignants et des médecins sur les manifestations de ces troubles et sur
l'importance de les dépister de la façon la plus précoce. (Programme
sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)

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Le 16/02/2005, nous vous informions :

La fermeture de la CLIS de Belle île (morbihan)... les parents se mobilisent!! aidons-les

Reportage sur la mobilisation des parents d'élèves contre la fermeture de la CLIS de Belle île (morbihan), proposée à la carte scolaire. Un reportage que TF1 a passé au journal de 13 h le 9 février.

Vous pouvez apporter votre soutien à l'association Entre dans la ronde qui a
oeuvré pour l'ouverture de cette classe spécialisée, en envoyant des mails a
: entredanslaronde@free.fr
Merci pour les enfants...
Sarah
....---->>>
Sarah Mesnay avait beaucoup fait pour l'ouverture d'une clis à Belles-Isle, notamment pour des enfants dys. Elle a surmonté beaucoup d'obstacles. C'est elle qui est à l'origine de l'association "Entre dans la ronde". Mais l'Éducation nationale n'avait jamais vraiment accepté. Je crois qu'il serait bien que vous preniez contact avec elle, et que vous voyiez si et comment vous pouvez l'aider. Votre combat et le sien sont assez proches.

Dans les débats, vous pouvez noter que concernant le nombre des clis - de même d'ailleurs que le nombre des personnels des RASED - le Morbihan se situe en dessous des moyennes nationales : 5 clis pour 10.000 élèves, alors que la moyenne nationale est de 7. Voir http://scolaritepartenariat.chez.tiscali.fr/page31.htm

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Le 16/02/2005, nous vous informions :

le RASED - est dans le Morbihan nettement inférieur à la moyenne nationale!!!...

Le taux d'encadrement en clis - de même d'ailleurs que celui des personnels des
RASED - est dans le Morbihan nettement inférieur à la moyenne nationale.
Voir à ce sujet le tableau des clis par départements

http://scolaritepartenariat.chez.tiscali.fr/page31.htm
Ce tableau indique en outre que 50 % des postes de clis sont tenus dans le Morbihan par des enseignants non spécialisés, ce qui montre l'état calamiteux de l'AIS dans ce département (données du Ministère de l'Éducation nationale).

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Le 09/02/2005, nous vous informions :

CONFERENCE DE VANNES Organisé par APEDYS MORBIHAN 56

Elle se déroulera le : MERCREDI 13 AVRIL 2005, à l’ Université Bretagne Sud ( U.B.S.). 20 heures –22 heures 30.

L’U.B.S. est située, 1 rue de la Loi (derrière la Mairie de Vannes)

L’intervenante : Madame Frédérique LAHALLE . Madame Lahalle est Enseignante, Formatrice au Centre National d’Etude pour l’Enfance Inadaptée. Ce centre est situé à Suresnes dans les Hauts de Seine (92).

Madame Lahalle sera prise en charge à partir de 17 heures 30 par APEDys 56, nous la reconduirons à Rennes après la conférence ( Fabienne Le Douarin).




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Le 07/02/2005, nous vous informions :

Le langage oral : qualité et efficacité en orthophonie

- Présentation des actions du CPLOL
- Formation
- Recherche - Documentation - Congrès
- prévention
- relations internationales

N° 2
Jean-Luc NESPOULOUS
Christiane SOUM
(France)
D’hier à demain : évolution et perspectives de l’orthophonie au regard de l’évolution des sciences du langage et de la cognition.

N° 3
Angela HURD & Diana McQUEEN
(Royaume-Uni)
Entraînement à la reconnaissance phonologique comme thérapie indirecte des troubles de la parole.

N° 4
Janette A.WILSON
(Royaume-Uni)
Quelle est l'efficacité de l’orthophonie dans la dysphonie chronique ? Résultats d’un essai contrôlé.

N° 5
Gisèle LOVENFOSSE
(Belgique)
La prise en charge des enfants présentant des troubles spécifiques du langage : les dysphasies.

N° 6
Evy VISCH-BRINK - Suzan DOESBORGH - Mieke van de SANDT-KOENDERMAN
Frans Van HARSKAMP
(Pays-Bas)
La thérapie lexico-sémantique : une liaison directe avec le langage quotidien.

N° 7
Pierre FERRAND, Gilles LELOUP, Isabelle EYOUM, Philippe LHUISSET, Alain MENISSIER, Bernard ROUBEAU, Monique TOUZIN, Jacques ROUSTIT, Shirley VINTER
(France)
Le bilan orthophonique : modélisations.

N° 8
Deborah GIBBARD (Royaume-Uni)
Analyse comparative de la rentabilité de l’intervention parentale.

N° 9
Adoracion JUAREZ-SANCHEZ (Espagne)
L'apport de l’implant cochléaire dans l'accès au langage oral chez le jeune enfant sourd.

N° 10
Falke U. SCHWARZ
Thomas F.GRÜNWALD
(Allemagne)
Le système de thérapie intégré (ITS) : Qualité de gestion du programme de rééducation dans la thérapie de l'aphasie.

N° 11
Dietlinde SCHREY-DERN
Présidente du CPLOL
INTERNATIONAL FORUM
Perspectives en matière de qualité et d’efficacité dans les traitements d’orthophonie.

N° 12
Barbara ENGELL
Bernd EWANG HUBER
Caroline ROHDE
(Allemagne)
La qualité de vie des patients aphasiques s‘améliore-t-elle au cours de la rééducation?

N° 13
Serena BONIFACIO
(Italy - Italie)
Stratégies interactives visant le développement des habiletés linguistiques et de communication chez des enfants présentant des troubles spécifiques du langage expressif.

N° 14
Hélène HUBIN
(Belgique)
La dynamique diagnostic-traitement en dysphasie peut-elle s'enrichir d'une approche pédo-psychiatrique pluridisciplinaire ?

N° 15
René DEGIOVANI
(France)
Des mots au monde : pour une intervention orthophonique renouvelée auprès des personnes aphasiques.

N° 16
Eric MANDERS
(Belgique)
L'évaluation des troubles du langage : une approche pragmatique.

N° 17
Fabiola GAIO
(Italie)
Programme d'intervention cognitive et linguistique assistée par ordinateur auprès de patients présentant des troubles cognitifs.

N° 18
Brigid CLIFTON
(Royaume-Uni)
L'Orthophonie à l'école Sainte Catherine. Le rôle des orthophonistes dans un environnement pédagogique.

N° 19
Paola CASADIO
(Italie)
Thérapie de groupe pour le traitement des troubles de la communication pragmatique chez les traumatisés crâniens.

N° 20
Monique TOUZIN
(France)
De l'apprentissage à l'utilisation du langage : troubles et évaluation.

N° 21
Patricia M. SIMS
(Royaume-Uni)
Approche holistique des difficultés de langage et de parole chez l'enfant.





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Le 04/02/2005, nous vous informions :

Dans l’Académie de Rennes, les restrictions budgétaires décidées par le gouvernement et la majorité parlementaire dans le cadre du budget 2005 se traduisent, une fois encore, par des centaines de suppressions de postes

Lycées : la Région réagit aux coupes sombres
Le président du Conseil régional, Jean-Yves Le Drian, déplore les coupes sombres décidées par le gouvernement dans les effectifs des personnels des lycées et rappelle l’opposition de la Région aux fermetures de sections et d’établissements en Bretagne. Il vient d’écrire au recteur de l’Académie de Rennes.


Dans l’Académie de Rennes, les restrictions budgétaires décidées par le gouvernement et la majorité parlementaire dans le cadre du budget 2005 se traduisent, une fois encore, par des centaines de suppressions de postes. Soucieux à la fois de l’aménagement du territoire et de la diversité dans l’offre de formation, Jean-Yves Le Drian a rappelé le vœu voté à la dernière séance plénière du Conseil régional (en décembre). L’assemblée des élus régionaux y « exprimait son opposition aux fermetures de sections et à fortiori d’établissements ». Jean-Yves Le Drian a demandé au recteur de tenir compte de la position de la Région dans ses décisions d’ouvertures et de fermetures de sections.

Un moratoire total sur les suppressions de postes

Il a par ailleurs écrit aux députés bretons Christian Ménard et Hélène Tanguy, qui avaient fait part de leurs craintes pour l’avenir des lycées professionnels du Pont-de-Buis et Jean-Moulin à Plouhinec (Finistère). « En tant que parlementaire vous avez approuvé ces restrictions de postes. Vous ne pouviez ignorer les conséquences que votre décision allait engendrer sur le territoire de la Région Bretagne. Aujourd’hui des dizaines de sections, voire des lycées entiers sont menacés de fermeture », souligne-t-il. « Afin de remédier à cette situation, il vous appartient en tant qu’élu de la majorité responsable du vote du budget de la nation, de revenir sur ces dispositions ». Et Jean-Yves Le Drian de les solliciter « afin que dans le cadre de votre mandat de parlementaire vous initiez auprès de votre groupe parlementaire et du gouvernement un moratoire total sur les suppressions de postes dans l’Education nationale ».

Consulter le Panorama des lycées bretons
Une carte interactive avec toutes les coodonnées des lycées d'enseignement général, professionnel, agricole et maritime en Bretagne

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Le 04/02/2005, nous vous informions :

L'intégration scolaire de l'enfant handicapé, par Jean-Marc Louis

POINT DE VUE
| 02.02.05 | 14h48
Une intégration scolaire des enfants et adolescents en situation de handicap a plusieurs dimensions, d'où sa complexité. Elle est d'abord d'ordre politique dans la mesure où elle est une obligation que doit assumer l'Etat et qu'elle a un coût matériel et humain non négligeable qui ne peut se décliner qu'en terme d'investissement public et non de rentabilité. Elle a une composante juridique car elle donne des droits aux familles. Elle est aussi liée, dans sa réalisation, à une technique caractérisée par une organisation, un savoir-faire, une démarche. Elle est un acte professionnel qui se conçoit et se prépare, s'organise, s'évalue et fait l'objet d'un suivi. Enfin, et ce n'est pas le moindre, elle recouvre également le champ de l'éthique, positionnant tout un chacun face à la nécessité, et non plus la possibilité, d'accepter l'autre différent.

Cernons les difficultés qui découlent de cette réalité :

- Le décalage tout d'abord entre la parole politique, dût-elle s'inscrire dans une perspective à moyen ou long terme, le principe en lui-même consensuel et les moyens octroyés aux acteurs de terrain pour la mise en œuvre. Ce décalage est criant, en soi tragique trop souvent, car il génère des espoirs déçus, réactive des souffrances, d'où le climat d'incompréhension et passionnel qui, dans les écoles et les établissements, caractérise souvent la question de l'intégration scolaire.

- On ne conçoit pas de la même manière l'intégration scolaire selon que l'on est parent, enseignant, éducateur, médical... Et, s'il est nécessaire de garder les différents points de vue pour dépasser l'illusion intégrative, il est indispensable de s'entendre sur sa déclinaison dans la réalité quotidienne. Si la mission de l'école est de scolariser l'enfant ou l'adolescent en situation de handicap, c'est-à-dire l'accueillir et l'aider à devenir un élève en vivant comme les autres le métier d'écolier et ce sur un principe de droit, on ne peut rejeter, comme le revendiquent certaines associations de parents, la notion d'intégration scolaire, dans sa dimension pédagogique et éducative, qui reste le moyen de réaliser la scolarisation dès lors que le handicap ne permet pas à l'enfant ou à l'adolescent de répondre aux exigences de la vie collective et/ou de réaliser les apprentissages scolaires qui restent la mission de l'école.

- L'intégration scolaire doit dépasser la confusion égalité-équité sur laquelle trop souvent elle repose. L'égalité reste du registre des principes et du droit. L'équité se situe dans les faits. C'est permettre à l'élève en situation de handicap d'avoir les mêmes chances de réussite scolaire que les autres. Et cela passe, contrairement à ce que d'aucuns avancent et en opposition avec la conception égalitaire des pratiques de l'école, par l'obligation, d'une part, de ne pas nier les différences, mais de s'en servir pour construire l'acte d'intégration, et, d'autre part, de résister aux effets d'appauvrissement de l'enseignement scolaire donné aux élèves handicapés sous prétexte des restrictions de capacités générées par le handicap. Une fois le projet d'intégration défini qui adapte les objectifs scolaires aux capacités et aux potentiels, l'enfant ou l'adolescent en situation de handicap a droit à une pédagogie de qualité.

- L'intégration scolaire, comme toute autre, conduit à une suite de deuils : deuil de ce qui est en fait très souvent une acceptation réconfortante de l'autre, deuil de l'uniformité des pratiques pédagogiques, des réponses à la difficulté, deuil du cadre sécurisant lié aux structures, aux dispositifs scolaires, deuil des certitudes. Elle renvoie à la nécessité d'une perpétuelle adaptation à l'autre et au monde. Elle est par ailleurs un processus psychosocial où le corps, les capacités intellectuelles, l'imaginaire, l'affectivité, le psychologique se placent en première ligne dans les apprentissages scolaires. Tant chez les enseignants que chez les parents, chez l'élève concerné, il y a, dans toute intégration scolaire, un temps de désintégration lié à ces deuils, à des pertes de repères, à la nécessité, pour aller vers des vécus qui à l'origine apparaissent complexes, de passer par une phase d'abandon des formes premières de son vécu, de son statut, de sa fonction. Des mécanismes de défense peuvent alors apparaître. Dans la mesure où l'obstacle au changement tient plus à nos connaissances qu'à nos ignorances, on mesure l'importance de la formation des personnels enseignants, notamment dans le domaine de la communication, tant dans l'intégration le climat émotionnel doit être géré pour parvenir à ces moments de fluidité psychique et mentale qui sont seuls propices au remodelage des conduites des uns et des autres.

Cela ne peut se faire que par une approche systémique, par l'existence d'une interdépendance effective des personnes appartenant au groupe porteur de l'intégration scolaire. Or, bien trop souvent, l'école est seule, victime de la carence des dispositifs d'accompagnement médico-éducatifs, seule notamment à devoir gérer le déni des parents, leur souffrance. C'est notamment le cas à l'école maternelle, où un processus inconscient d'assimilation aux autres enfants freine le travail de deuil de l'enfant valide.

- Il y a nécessité de partager le principe que tout enfant en situation de handicap ne peut être intégré en milieu ordinaire. Une circulaire réaliste précisait en son temps que l'élève "doit être capable, d'une part, d'assumer les contraintes et exigences minimales qu'implique la vie scolaire, et, d'autre part, d'avoir acquis ou être en voie d'acquérir une capacité de communication et de relation aux autres compatible avec les enseignements scolaires et les situations de vie et d'éducation collective". Sa teneur a été balayée par un esprit irresponsable d'intégration à tout va et par le militantisme bien compréhensible des familles. Tout comme entre difficilement dans les esprits l'idée qu'une intégration peut avoir ses limites au-delà desquelles elle devient excluante. Dès lors que l'enfant ou l'adolescent n'est plus en mesure de tirer profit des objectifs de l'école ni de répondre à ses exigences malgré son projet individualisé, dès lors que les aides n'arrivent plus à compenser les désavantages liés à son handicap qui alors le mettent en grande difficulté, voire en souffrance. Cette souffrance vient de la fatigue due aux efforts devenus trop grands pour vivre le métier d'élève et ses exigences. Mais aussi quand la scolarité accentue chez l'enfant ou l'adolescent la prise de conscience de sa "différence". Dans les deux cas de figure existent alors d'autres formes d'intégration scolaire. Dans des dispositifs comme les classes d'intégration scolaire, où, là, c'est une pédagogie spécialisée qui est mise en œuvre en même temps que des services d'accompagnement peuvent apporter des réponses aux besoins éducatifs ou de santé de l'élève. A partir des établissements spécialisés où des enseignements scolaires peuvent être dispensés dans le cadre d'une prise en charge globale.

S'il lui faut dépasser ces difficultés, l'école, pour assumer sa mission d'intégration scolaire, se doit par ailleurs de passer d'une politique de scolarité intégrée qui s'assimile encore par trop à une mesure d'insertion en ce qu'elle entend, en son sein, permettre à l'élève en situation de handicap, s'il fait preuve de capacités d'adaptation, de vivre une scolarité particulière, à une politique scolaire à visée intégrative qui entend lui permettre de connaître une scolarité semblable à celle de ses condisciples.

Cela passe certes par une modification ou une évolution des mentalités, par une formation des personnels, des appuis matériels et humains mais aussi par l'ouverture à une culture nouvelle que ne facilitent pas les traces encore présentes ici ou là dans l'institution des finalités historiques de l'école, essentiellement sélectives et normalisatrices.

Jean-Marc Louis, est inspecteur de l'Education nationale, conseiller technique pour les questions d'adaptation et d'intégration scolaires.

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.02.05
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