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Le 27/09/2005, nous vous informions :

La CDES va bientôt changer...

C.D.E.S. C'est quoi?

La C.D.E.S. est une instance départementale d'aide aux enfants et adolescents handicapés, de la naissance jusqu'à l'âge de 20 ans (sauf cas particuliers). Au delà de 20 ans, le relais est pris par la COTOREP.
Elle les oriente vers des établissements d'éducation spéciale, attribue l'allocation d'éducation spéciale et la carte d'invalidité.
Un enfant reconnu handicapé doit pouvoir bénéficier d'une éducation spéciale gratuite qui associe des actions médicales, paramédicales, sociales, pédagogiques et psychologiques
Elle reconnaît le handicap et définit le taux d'incapacité (guide barème annexé au décret du 04/11/93) Elle attribue l'allocation d'éducation spéciale (AES) aux -enfants handicapés à plus de 80% ou -enfants handicapés entre 50 et 80%, s'ils bénéficient d'une éducation spéciale et s'ils sont à la charge des parents.
Elle peut également attribuer des bourses d'enseignement d'appoint et d'adaptation.
Attribution dela carte d'invalidité : la C.D.E.S. apprécie si l'état du jeune handicapé justifie l'attribution de la carte d'invalidité (taux d'incapacité au moins égal à 80%) qui sera ensuite délivrée par le préfet.
Elle oriente l'enfant : les enfants et adolescents sont soumis à l'obligation éducative ; à cet effet, la C.D.E.S. doit désigner les établissements ou les services dispensant l'éducation spéciale correspondant aux besoins de l'enfant ou de l'adolescent et en mesure de l'accueillir.
La compétence de la CDES s'arrête à l'orientation des seuls handicapés physiques, sensoriels ou mentaux - elle n'est pas compétente à l'égard des enfants qui relèvent des établissements ou services à caractère social (maisons d'enfants à caractère social, foyers départementaux de l'enfance, placements familiaux non spécialisés)
Source : Handroit ou le droit du handicap Handroit ou le droit du handicap
N'hésitez pas à cliquer sur les mots en bleus, ceux sont des pages liens.
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Le 27/09/2005, nous vous informions :

Les 6 formes de la dysphasie

Sémantique-pragmatique:
La difficulté est davantage au niveau de la compréhension et de l'utilisation du langage.

Phonologique-syntaxique:
La difficulté consiste à produire des sons et à faire des phrases.

Dyspraxique:
L'enfant a de la difficulté à produire les mouvements articulatoires qui servent à former les sons.

Agnosie verbale auditive (très rare):
L'enfant a une difficulté importante à décoder et comprendre le langage; il a l'air sourd.

Lexical-syntaxique:
Les difficultés se situent au niveau du vocabulaire (manque du mot) et de la structure de la phrase

Déficit de production phonologique:
L'enfant s'exprime beaucoup mais il est peu intelligible.





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Le 27/09/2005, nous vous informions :

Dysphasie congenitale familiale

Billard toutain maheut syndrome de

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Entre 2 et 5% des enfants par ailleurs sains présentent un retard d'acquisition du langage, en dépit d'une intelligence et d'un environnement normaux, sans aucun autre trouble tel que retard mental, surdité ou difficultés de communication et sans lésions cérébrales visibles à l'imagerie. Plus rares sont les formes sévères qui persistent à l'âge adulte, qui se caractérisent par des anomalies de la phonation et un déficit syntaxique à l'âge de 6 ans, dans un contexte d'absence de mots jusqu'à l'âge de 3 ans. De nombreux cas de constellations intra-familiales de dysphasie congénitale ont été décrits, et il existe une prédominance masculine parmi les sujets atteints. Ces familles ainsi que les études de jumeaux indiquent un rôle significatif de facteurs génétiques, et une transmission en dominance autosomique est probable. Une famille exceptionnelle a été rapportée, dont l'arbre généalogique établi sur 3 générations montre que plus de la moitié des 30 individus examinés présentent des troubles sévères de l'élocution et du langage, avec une atteinte de pratiquement toutes les composantes de la grammaire et du langage. Les patients atteints avaient par ailleurs une dyspraxie oro-faciale sévère, et leur langage était incompréhensible pour l'interlocuteur non averti. Dans cette famille, la transmission se fait selon un mode monogénique, de type dominant autosomique. Une recherche de mutation sur l'ensemble du génome a permis d'identifier une région située sur le chromosome 7, à 5,6 cM du locus 7q31 appelé SPCH1. Un gène de troubles de la parole et du langage avec dyspraxie oro-faciale a été identifié dans cette famille et appelé FOXP2, ce qui constitue une première approche en biologie moléculaire du développement de la parole et du langage, mais ce gène n'est certainement pas le seul, et des facteurs épigénétiques sont probablement impliqués également. L'équipe éditoriale d'Orphanet (avril 2005

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Le 27/09/2005, nous vous informions :

La dysphasie et le retard du language...

Âge Expression Compréhension
4 à 8 mois Monosyllabes « Non »
8 à 12 mois Papa, maman Une consigne : « Où maman? »
12 à 18 mois 10 à 15 mots Pointe les parties du corps
18 à 24 mois 2 mots ensemble et dit son nom Pointe objets, images
24 à 30 mois Phrases de 3 mots Consignes multiples : « Va chercher ton manteau
(sujet – verbe – complément) dans ta chambre »
30 à 36 mois « Je », les pronoms Dessus, dessous
36 à 48 mois Raconte, pourquoi? Pourquoi? Où? Quand?


Les cas de dysphasie et de retard de langage doivent être
dirigés rapidement en orthophonie.
Une prise en charge brève (10semaines) pourra déjà
montrer des améliorations dans le retard de langage, alors qu’il
faut prévoir une longue réadaptation pour les dysphasies.
Cependant, Billard et ses collègues ont montré que la frontière
était difficile à établir entre la dysphasie et le retard de langage
avant l’âge de 6 ans.
Le programme Hanen, offert dans la plupart des CLSC, permet
de faire participer les parents dans la prise en charge.
Un support en ergothérapie sera utile dans le cas de troubles
praxiques ou organisationnels sérieux associés.
Outre un rôle d’évaluation,le psychologue pourra fournir
le support affectif parfois nécessaire au cours de l’évolution.
enfants dysphasiques devra se faire avec un support approprié
(orthophonie, orthopédagogie,classe de langage-communication)
en raison des répercussions importantes sur l’apprentissage
de la lecture et de l’écriture.
Il est intéressant de noter que l’on retrouve souvent des antécédents
de retard de langage chez les enfants présentant au primaire
un trouble spécifique d’apprentissage. Le retard simple
de langage est-il si bénin?
• Tout problème dans le développement du
langage chez un enfant doit être pris au sérieux
et évalué adéquatement. On ne doit pas
attendre que « le temps arrange les choses ».
• L’évaluation précoce en orthophonie et le
suivi du développement du langage sont des
éléments indispensables au diagnostic de la
dysphasie et à son diagnostic différentiel
avec le retard de langage.
• Cependant, une approche simple, au bureau,
évaluant l’expression et la compréhension
donne déjà une orientation diagnostique.
• Le suivi doit se poursuivre après l’entrée à
l’école en raison des répercussions sur
l’apprentissage de la lecture et de l’écriture
afin de demander les ressources nécessaires
en milieu scolaire et en réadaptation.
Références disponibles —
contactez Le Clinicien à :
clinicien@sta.ca
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Le 22/09/2005, nous vous informions :

Toi mon amie

qui lutte contre le retour d une non fin; pour l amour de cette enfant que tu portes pour cette homme merveilleux que tu aimes et dont tu ne peux plus respirer seule.
Tu es toujours forte et plein de conseil et de sagesse...
Un jour un petit garçon demanda a dieu: pourquoi les femmes pleure t-elle tout le temps?
dieu lui répondit quand j'ai fait les femmes elle devais etre spéciale, unique:" J'ai fait ses épaules assez fortes pour porter le poids du monde, mais quand meme assez douces pour etre confortables"

"Je lui ai donné une force intérieure pour endurer les naissances et le rejet qui vient souvent de ses enfants"

"Je lui ai donné la force pour lui permettre de continuer quand tout le monde abandonne et prendre soin de sa famille en dépit de la maladie et de la fatigue, sans se plaindre"

"Je lui ai donné la sensibilité pour aimer ses enfants dans n'importe quelle circonstances quand ces derniers l'ont blessée durement"

"Je lui ai donné la force de supporter son mari dans ses défauts et je l'ai faite d'une des ses côtes pour protéger son coeur"

"Je lui ai donné la sagesse de savoir qu'un bon époux ne blesse jamais sa femme, mais que quelques fois il teste sa force et sa détermination à demeurer à ses cotés sans faiblir"

"Et finalement je lui ai donné une larme à verser, cela est exclusivement à son usage personnel quand elle le juge bon"

"Tu vois: La beauté d'une femme n'est pas dans les vêtements qu'elle porte, ni dans le visage qu'elle montre, ou dans la façon de peigner ses cheveux"

"La beauté d'une femme doit être dans ses yeux, parce que c'est la porte d'entrée de son coeur, la place où l'amour réside"

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Le 21/09/2005, nous vous informions :

La vraie cause de l'hyperactivité

Un visiteur a écrit :
LA VRAIE CAUSE DE L'HYPERACTIVITE
Les erreurs à ne pas faire pour que votre bébé ne devienne pas hyperactif


Table des matières

L’ORDRE NATUREL ET SON INVERSION
LA VRAIE CAUSE DE L'HYPERACTIVITE
1. Introduction
2. La sphère intime
3. L'appareil pulsionnel
4. Le traumatisme à l'origine de l'hyperactivité
5. Les erreurs à ne pas faire pour que votre bébé ne devienne pas hyperactif
6. La souffrance qui rend fou de douleur
7. Remarques
LA THEORIE DE L'ATTACHEMENT DE J.BOWLBY POUR EXPLIQUER L'HYPERACTVITE
LA CAUSE PRINCIPALE DE L'AGRESSIVITE
L'EDUCATION DU PETIT ENFANT SANS JOUETS ARTIFICIELS
LE DOUDOU ET L'ECOLE
CE QU'ILS EN DISENT (D. W. Winnicott, Françoise Dolto, B. Grunberger)


L’ORDRE NATUREL ET SON INVERSION

Laissez-moi vous faire une petite théorie sur l'inversion de l'ordre naturel dans l'éducation et de ses conséquences.
Commençons par suivre l'évolution générale d’un enfant au 19ème siècle. La première année de sa vie, l’enfant mange et dort beaucoup. Vers un an, il apprend à marcher. A 2 ans, il commence à parler. Vers 2, 3 ou 4 ans environ, il fait l’apprentissage du manque, de l’envie, de la patience et du renoncement. Comment ces apprentissages se font-ils? Ils se font tout naturellement en regardant autour de soi. L’enfant voit par exemple qu’un autre enfant a un vélo. Il prend donc conscience que l’autre enfant a un vélo. Il prend ensuite conscience que lui-même n’a pas de vélo (apprentissage du manque). Ensuite viendra spontanément l’envie d’avoir un vélo (apprentissage de l’envie). Cette envie grandira progressivement jusqu’à devenir une souffrance (l’enfant crève d’envie d’avoir un vélo). Comme cette envie trop forte le fait souffrir, il apprendra à modérer son envie, à patienter (apprentissage de la patience) et éventuellement à renoncer. Il faut bien remarquer que ces apprentissages se font très progressivement et sur une longue période (plusieurs mois). Ces apprentissages, et principalement celui de la patience et du renoncement, sont absolument essentiels au processus de maturation pulsionnelle et à l'évolution psycho-sexuelle de l'enfant. La patience équivaut à savoir dominer ses pulsions, à pouvoir rester libre envers les objets et à ne pas en être dépendant.
Voyons maintenant l’évolution désordonnée d’un enfant de notre époque. A l’âge où il tète encore, on lui met un animal en peluche dans son berceau. A six mois, à 1 an, il a toujours un animal en peluche dans son lit, de même que dans son parc, et dans sa chambre plein de jouets. Le bébé s’habitue et s'attache à ses jouets AVANT d’avoir fait l’apprentissage du manque, de l’envie de la patience et du renoncement. L’éducation est donc mal ordonnée; l’ordre naturel n’est pas respecté. Vers 2 ans, l’enfant est vraiment très attaché à son doudou (doudou = objet d'attachement, souvent un animal en peluche, une poupée, mais aussi d’autres choses); il y tient plus que tout au monde. Il suffit alors que quelqu’un lui prenne son doudou (contre son gré) pour que survienne le drame. Le petit enfant crie, il pleure. Le petit enfant est brutalement confronté au manque, à l’envie. L’apprentissage de la patience et du renoncement se passe mal car il est très attaché à son doudou; de plus il y a un agresseur (celui qui lui prend son doudou); de plus il est très jeune (donc fragile), et surtout son sentiment de propriété est bafoué. L’enfant n’éprouve pas une souffrance physique, mais une souffrance psychique. Il s’agit dans le cas présent d’une souffrance narcissique, d'une blessure de l'amour-propre. Suivant l’âge de l’enfant, les circonstances, la durée de la dépossession et la répétition des agressions, l’enfant développera divers symptômes tel que des troubles du sommeil (incroyablement persistant), un TROUBLE OPPOSITIONNEL, de l’hyperactivité, des manifestations psychosomatiques ou autres.

Jetons un regard vers le passé: Jusqu’au début de 1800, dans les milieux populaires, les enfants travaillaient et n’avaient pas le temps de jouer. Les (rares) jouets étaient réservés aux enfants des familles bourgeoises. Vers 1850, l’industrialisation rend les jouets plus accessibles. Le métal et les matières synthétiques remplacent le bois et la porcelaine. Les premiers ours en peluche sont fabriqués en 1902. C’est aux alentours des années 1960-1970 que l'usage des animaux en peluches et des jouets se répandra progressivement dans toutes les familles, riches et pauvres, et surtout de plus en plus jeune, déjà dès le berceau, dans les pays industrialisés.
Le pédagogue canadien Daniel Kemp (de même qu'une multitude d'enseignents) affirme que la personnalité des enfants s’est modifiée aux alentours des années 1960-1970. Il parle d’une mutation et appelle ces mutants des 'enfants téflons'. Il décrit ces enfants téflons (env. 30% des enfants) comme étant très égoïstes, agressifs; ils ne semblent pas souffrir de la solitude, ils ne ressentent pas de culpabilité; les parents ont de la peine à les faire obéir, les punitions ont peu d’effet sur eux, ni les récompenses. C'est aussi à partir des années 1960-1970 que les spécialistes de la santé mentale observent un changement des maux psychiques dominants: le névrosé traditionnel est supplanté par le narcissique qui n'a pas appris la frustration.
Vous aurez remarqué par vous-même que cette mutation du caractère des enfants et ce changement des maux psychiques dominants s’est fait exactement en parallèle avec la généralisation de l’usage des animaux en peluches et des jouets dans toutes les familles, riches et pauvres, et surtout de plus en plus jeune, déjà dès le berceau, dans les pays industrialisés.

Maria Montessori, dans son livre 'L’enfant', décrit la situation des enfants pauvres en 1906. La situation est extrêmement simple: ils ne possèdent aucunes affaires à eux, pas un seul jouet. A partir du moment où l’enfant agit, marche, touche aux objets qui l’entourent, la mère l’envoie jouer dans la rue (dans la cour). Les enfants du peuple, en courant toute la journée dans la rue, ne fatiguent pas leurs mères.
Maria décrit les 50 enfants pauvres de 3 à 6 ans qu’elle a eu dans son école enfantine en 1906. Elle dit que ce sont des enfants sincères, JOYEUX, obéissant, qui crient quand ils s’enthousiasment, qui applaudissent, courent, remercient avec effusion, appellent, savent démontrer leur gratitude, ils s’approchent de tout le monde, admirent tout, s’adaptent à tout.
La caractéristique la plus visible de ces enfants à l’école enfantine est leur activité concentrée sur un travail. Bien qu’il y eût à l’école des jouets vraiment splendides mis à leur disposition, les enfants ne s’en servaient jamais.
Maria décrit ensuite une école enfantine d’enfants riches: les enfants s’arrachent les objets des mains les uns des autres. Le sentiment de propriété attache l'enfant aux choses et les lui fait défendre comme il défendrait sa propre personne. Les enfants se battent avec d'autres pour garder ce qui leur appartient. ILS SE QUERELLENT CONTINUELLEMENT ENTRE EUX, PARCE QU'ILS VEULENT POSSEDER LE MEME OBJET ET PARCE QUE CHACUN DESIRE CELUI DE L'AUTRE
Ils passent d’un objet à l’autre sans persister avec aucun d’eux. Certains sont incapables de rester tranquilles(=hyperactivité). Dans la plupart des cas, le mouvement est sans but. Ils courent tout autour de la pièce sans savoir pourquoi. Ils n’apportent, dans leurs mouvements, aucun respect pour ce qu’ils manient. Ils ne peuvent se fixer sur aucun travail. Parfois, ils se roulent par terre et renversent les chaises. Ils se montrent désorientés dans le travail et réfractaires à toutes directives. On trouve ces difficultés plus ou moins aiguës chez tous les enfants riches dont la famille affectueuse s’occupe intelligemment!!?
Maria croit que les enfants riches finissent par surmonter leurs difficultés. Le retour à la normale voit disparaître le désordre, la désobéissance, l’égoïsme, la dispute, le caprice, l’attachement, la soumission, etc.
Mais tous ne surmontent pas leur difficultés. Les premiers caprices de l’enfant sont les premières maladies de l’âme. Les caprices sont l’expression d’une perturbation intérieures; ils se manifestent par un moment d’activité inutile et désordonnée. Ces enfants deviennent impénétrables, vides, incapables, capricieux, ennuyés, hors la société. Leur attention n’est attirée que par les choses qu’ils désirent posséder. Presque toutes les déviations morales sont la conséquence de ce premier pas qui doit décider entre l’amour et la possession. Ce phénomène par lequel l’homme s’attache à des choses qu’il ne veut pas céder, même si elles lui sont inutiles, est un poison à l’équilibre fondamental du psychisme.

Maintenant que je vous ai expliqué comment les enfants deviennent d’affreux petits monstres, vous comprenez qu’il faut apprendre aux parents à ne pas perturber leurs petits enfants avec des jouets artificiels ou des animaux en peluches. L’idéal serait d’élever les enfants comme au début du 19ème siècle, quand les animaux en peluches et les jouets artificiels n’existaient pas dans les milieux populaires.

LA VRAIE CAUSE DE L'HYPERACTIVITE

1.Introduction

Pour comprendre les blesures psychiques qui conduisent à l'hyperactivité, il y a deux concepts à connaître. Il s'agit du concept de la sphère intime et du concept de l'appareil pulsionnel.

2. La sphère intime

La sphère intime est une sphère qui englobe tout ce qui est cher à une personne, tout ce à quoi elle tient, tout ce dont elle regretterait la perte. Chaque personne a sa propre sphère intime. Pour une personne ordinaire, la sphère intime englobe, en général, son conjoint, ses enfants, la personne elle-même, son métier, sa voiture, sa maison, etc.
La sphère intime n'a pas de limites nettes. A l'extérieur de la sphère intime se trouve tout ce qui est indifférent à la personne.

3. L'appareil pulsionnel

L'appareil pulsionnel est la source des pulsions.
L'appareil pulsionnel est sensible à toutes les agressions contre la sphère intime. Les agressions contre la sphère intime, ce sont les agressions contre quelque chose qui appartient à la sphère intime. Les agressions contre la sphère intime mettent l'appareil pulsionnel sous pression. Chaque fois que l'appareil pulsionnel est sous pression, il y a une pulsion; dans le cas présent, la pulsion est le désir de repousser l'agression. Si la personne parvient à repousser l'agression, l'appareil pulsionnel décompresse et la pulsion disparaît. Comme l'appareil pulsionnel est extrêmement sensible, il est sensible non seulement aux agressions mais également aux menaces, aux provocations, à tout ce qui met la sphère intime en danger.
Quand l'appareil pulsionnel est sous pression, c'est une sensation désagréable, pénible, difficile à supporter. Quand l'appareil pulsionnel décompresse, c'est une sensation agréable.
Quand l'appareil pulsionnel est mis sous forte pression, il souffre car il est très sensible et fragile, mais dans les aléas de la vie quotidienne, la pression est généralement faible et sans souffrance.
L'appareil pulsionnel agit aussi par anticipation pour prévenir les agressions en poussant à la recherche de prestige. Le prestige est en effet une démonstration de force, une démonstration de puissance qui impose le respect donc prévient les agressions. (L'appareil pulsionnel n'attend pas que la personne soit morte pour pousser à l'action. Quand on est mort, c'est trop tard pour agir.)
La recherche de prestige est importante car il faut avouer qu'il y a une tendance tristement humaine à mépriser et à rejeter la faiblesse et la pauvreté.
La recherche de prestige a un rôle double puisque le prestige joue un rôle également dans le domaine de la séduction.
Il y a plusieurs façons d'acquérir du prestige, par exemple en achetant une voiture luxueuse, en portant des habits luxueux, en possédant une belle maison ou en exerçant une profession prestigieuse, etc.
Le sport aussi permet d'acquérir du prestige puisqu'il permet de montrer sa force, de montrer sa supériorité sur les adversaires.
Dans la vie quotidienne, la pulsion de l'appareil pulsionnel est appelée orgueil dans les affrontements sportifs, vanité quand on recherche le luxe, jalousie quand on désir le bien d'autrui, égoïsme quand on rapporte tout à soi et fierté dans d'autres cas.
La pulsion de l'appareil pulsionnel est impliquée aussi quand il y a désir de séduire mais dans ce cas c'est le besoin d'amour qui stimule (met sous pression) l'apppareil pulsionnel.
L'appareil pulsionnel peut être stimulé de trois façons schématiquement: quand il y a une agression, quand il y a besoin d'amour et pour subvenir aux besoins quotidiens (nourriture, etc.).

En conclusion:
Le fonctionnement de l'appareil pulsionnel consiste à déclencher des pulsions.
La fonction physique de l'appareil pulsionnel est de rechercher l’épanouissement de la personne, de perpétuer la vie (pulsion de vie).


4. Le traumatisme à l'origine de l'hyperactivité

Ce qui provoque le traumatisme à l'origine de l'hyperactivité, c'est quand quelqu'un prend le jouet d'un petit enfant (contre son gré).
L'enfant souffre de la dépossession de son jouet. Il désire le récupérer. S'il ne peut pas le récupérer, il souffre davantage; et comme il souffre davantage, il désire encore plus le récupérer pour mettre fin à sa souffrance. S'il ne peut toujours pas le récupérer, il souffre encore davantage. Et plus il souffre, plus il désire son jouet; et plus il le désire, plus il souffre. C'est un cercle vicieux, une spirale infernale.
Les gens qui s'occupent des petits enfants ont certainement déjà vu une crise de cris et/ou de larmes (parfois un cri suraigu) d'un petit enfant à qui on a pris son jouet.
Analysons les événements avec les concepts exposés précédemment. L'enfant est attaché à son jouet. Le jouet fait donc partie de sa sphère intime. Quand quelqu'un lui prend son jouet, c'est une agression contre sa sphère intime. (L'agression est spécialement fortement ressentie lorsque le jouet lui est arraché des mains). Automatiquement, son appareil pulsionnel est mis sous pression. Quand l'appareil pulsionnel est sous pression, il y a une pulsion. Dans le cas présent, la pulsion est le désir de récupérer son jouet. S'il ne peut pas récupérer son jouet, l'agression se confirme. La pression sur l'appareil pulsionnel augmente et le désir de récupérer son jouet devient impérial. S'il ne peut toujours pas le récupérer, l'agression devient criante. La pression sur l'appareil pulsionnel devient trop forte. Cette pression trop forte abîme probablement les tissus cérébraux qui constituent l'appareil pulsionnel.
A première vue, l'agression qu'a subie l'enfant a l'air sans conséquence et pas grave du tout. Malheureusement l'enfant n'a pas la maturité psychique suffisante pour faire face à la situation; il ne sait pas renoncer à son jouet. Il est comme un lièvre pris à un collet qui sent que ça l'étrangle. Et comme ça l'étrangle, il tire; et plus il tire, plus ça l'étrangle, et plus ça l'étrangle, plus il tire.
A partir du moment où un enfant aura subi le traumatisme originel, son appareil pulsionnel restera déséquilibré, abîmé et malade. L'enfant n'arrivera plus à retrouver son calme.
Je pense qu'il faut en général plusieurs agressions pour provoquer dans un premier temps une exacerbation, puis une fragilisation et fînalement la blessure de l'appareil pulsionnel pour devenir hyperactif.


5. Les erreurs à ne pas faire pour que votre bébé ne devienne pas hyperactif

Pour que votre bébé ne devienne pas hyperactif, il ne faut pas lui donner de jouets ni d'animaux en peluche depuis la naissance jusqu'à l'âge de quatre ans environ; il ne faut pas non plus lui donner d'instruments de musique jusqu'à l'âge de cinq ans environ.
Tous les jouets élaborés (personnalisés) sont interdits, par exemple les poupées, les animaux en peluche, les voitures miniatures, les animaux en plastique, etc.
Tous les instruments de musique sont interdits, par exemple le piano, la guitare, la trompette, le violon, etc.
Je conseille de bannir définitivement les jouets pour petits enfants car avant l'âge de quatre ans ils portent malheur et après l'âge de sept ans l'enfant est trop grand pour jouer avec; de plus les enfants de moins de quatre ans pourraient prendre les jouets de leurs frères plus grand.
Les petits enfants peuvent cependant s'amuser dans la nature avec les jouets naturels (non-personnalisés) qu'ils trouvent comme par exemple les cailloux, les bouts de bois, la terre, l'herbe, les escargots, les dent-de-lion, etc.
Les enfants ont la possibilités de se développer en pratiquant de multiples activités et jeux comme courir, chanter, jouer à cache-cache, à tape-chaîne, à tape-rien, aller à la piscine, regarder la télévision, jouer à la balançoire, au toboggan, jouer avec les animaux (les animaux vivants, pas les jouets), cueillir des fruits, se promener en forêt, grimper aux arbres, etc., etc.
Vers l'âge de quatre ans, si et seulement si l'enfant demande (de lui-même) un jouet, on peut supposer qu'il ait atteint la maturité psychique suffisante pour lui donner le jouet qu'il demande, mais les parents ne doivent pas lui donner de jouets de leur propre initiative si l'enfant n'en demande pas.
Laissez l'enfant fabriquer lui-même ses jouets; s'il fabrique lui-même un jouet, il est assez mûr psychiquement pour l'avoir.
Les parents qui croient que leur enfant sera malheureux de ne pas avoir de jouets doivent savoir que les enfants ne peuvent pas souffrir de ne pas avoir quelque chose qu'ils ne connaissent pas. Ulrich Braeker raconte d'ailleurs dans ces mémoires: 'J'étais un gamin aussi insouciant qu'on peut l'être. Il me fallait mes trois repas par jour, je ne demandais rien de plus'.

6. La souffrance qui rend fou de douleur

A l'âge adulte, chez les personnes normales, les atteintes à la sphère intime peuvent provoquer des drames.
Chez un homme qui a perdu son emploi auquel il tenait, l'appareil pulsionnel blessé peut le pousser au suicide, ou au meurtre de la personne responsable de son licenciement. Le suicide est parfois la seule solution à la personne licenciée pour mettre fin à sa souffrance. C'est la souffrance qui rend fou de douleur.
Dans les cas de chagrin d'amour, quand par exemple une femme quitte son mari pour un autre homme, le mari délaissé peut dans certains cas se suicider par chagrin d'amour, ou assassiner sa femme ou l'amant de sa femme. La perte de l'être aimé blesse l'appareil pulsionnel, c'est la souffrance qui rend fou de douleur (l'instance de l'amour souffre également d'un manque d'amour).

7. Remarques

Les enfants qui n'ont pas été gâtés par quelques jouets ont, au contraire de l'apparence des enfants gâtés, de grands besoins affectifs; ils acceptent d'obéir, de faire quelque chose pour faire plaisir, pour conserver l'amour et l'affection de leurs parents qu'ils aiment.

Les jouets sont la cause principale de l'agressivité. Un exemple qui en vaut mille: il y a deux enfants. Le premier veut le jouet du deuxième enfant. Le deuxième enfant refuse de le lui donner. Furieux, le premier enfant saisit un objet et en frappe rageusement l'autre à la tête.

Les enfants gâtés (par quelques jouets) seront plus fragiles et sensibles psychiquement (au niveau de l'appareil pulsionnel); ils seront plus susceptibles que les autres de devenir toxicomane, d'abandon scolaire, de divorcer, d'automutilation; même la violence dans les écoles dont se plaignent les instituteurs trouve en partie son origine dans la petite enfance gâtée par les jouets (quand l'appareil pulsionnel souffre, il y a des pulsions violentes).



LA THEORIE DE L'ATTACHEMENT DE BOWLBY POUR EXPLIQUER L'HYPERACTIVITE

John Bowlby, président de la société britannique de psychanalyse et président de l'association internationale de psychiatrie infantile, explique l'origine de l'hyperactivité dans son chef-d'oeuvre intitulé "Attachement et perte".

Je vous cite quelques passages:

- La perte de l'être aimé est l'une des expériences les plus intensément douleureuse qu'un être humain puisse subir (p.20, vol.3).

- Ma thèse est que chez un jeune enfant une expérience de séparation ou de perte de la figure maternelle est susceptible de provoquer la survenue de processus psychologiques cruciaux en matière de psychopathologie (p.38, vol.3).

-Les modes les plus habituels de réaction des enfants à la perte d'un parent comprenaient la tristesse ou l'angoisse chronique ou un mélange des deux; nombre d'entre eux devaient développer des symplômes somatiques mal définis.
Cependant, bien que nombre d'entre eux paraissaient manifestement triste et angoissés, nombreux étaient ceux qui ne l'étaient pas. Au contraire, environ le tiers étaient hyperactifs et manifestaient un plus ou moins grand degré d'agressivité. Certains attaquaient leurs pairs ou des adultes sans aucune provocation, ou encore détruisaient des objets inexpliquablement (p.410, vol.3).

-Jusqu'ici nous nous sommes occupés seulement des différentes figures humaines vers lesquelles le comportement d'attachement peut être dirigé. Mais il est bien connu que certaines composantes du comportement d'attachement sont parfois dirigés vers des objets inanimés. Il est concevable que tout le comportement d'attachement d'un enfant puisse être dirigé vers un objet inanimé et pas sur une personne. Mais si une telle condition devait durer, elle serait certainement défavorable à la santé mentale future.
Les mères connaissent bien le rôle majeur que joue pour la paix d'esprit d'un enfant l'objet particulier qu'il dorlotte habituellement.
Le statut cognitif de ces objets, comme on peut le présumer raisonnablement, est équivalent, à chaque stade de développement de l'enfant, à celui de sa principale figure d'attachement.
Même s'il est inanimé, cette sorte d'objet peut fréquement tenir lieu de figure d'attachement (p.411-417, vol.1).

Conclusion:
Puisque la perte de la figure maternelle (figure d'attachement) entraîne de l'hyperactivité chez le tiers des enfants et que le doudou peut fréquement tenir lieu de figure d'attachement, il est concevable que la séparation ou la perte du doudou puisse aussi entraîner de l'hyperactivité.



La théorie de l'attachement de J.Bowlby est maintenant enseignée à tous les étudiants de psychologie, c'est la base de la psychologie.





LA CAUSE PRINCIPALE DE L'AGRESSIVITE

Beaucoup de gens s'interrogent sur l'agressivité, la violence, les incivilités de la jeunesse dans la société d'aujourd'hui. J'affirme et je vais prouver que les jouets sont la cause principale de l'agressivité des petits enfants, le risque avéré étant que ces enfants développent un tempérament agressif qui persiste.
Pour prouver que les jouets sont la cause principale de l'agressivité des petits enfants, la meilleure méthode est d'observer les petits enfants. Ce travail d'observation a été effectué par le professeur de psychologie R.Tremblay et son équipe de l'université de Montréal, par Maria Montessori et par moi-même.
Je présente en premier des extraits de l'étude du professeur R.Tremblay qui demeure parmi les plus importantes études du genre dans le monde; sa valeur statistique est incontestable:

Imaginez que dans un groupe 80% des gens se poussent, se mordent et se donnent des coups de pied; qu'une personne sur quatre frappe de toutes ses forces dans l'intention de faire mal; que certaines soient même cruelles, tyranniques...

Tous les jours, dans les garderies du Québec, de telles scènes se déroulent sous les yeux du personnel qui s'efforce de pacifier les querelles avec des baisers et des gestes apaisants. "Inévitablement, raconte le professeur de psychologie Richard Tremblay, lorsque je présente au cours d'un colloque une vidéo montrant une agression de bambin, on entend des rires dans la salle. On ne peut pas croire que ces enfants vivent l'étape la plus agressive de leur vie..."

Le directeur du Groupe de recherche sur l'inadaptation psychosociale chez l'enfant (GRIP) publie ces jours-ci, dans une revue majeure, Child Development, un article qui pourrait avoir d'importantes répercussions tant en psychologie qu'en criminologie et même en philosophie. Cet article, écrit avec Daniel Nagin, de l'Université Carnegie Mellon, démontre que l'agressivité diminue avec l'âge. "De nature, l'enfant sait agresser les autres. Il apprend à ne pas le faire", dit le professeur Tremblay.

Après avoir suivi pendant 10 ans plus d'un millier de garçons dont certains sont devenus des criminels notoires, les auteurs concluent que les comportements agressifs dans les garderies peuvent ouvrir la voie à la délinquance. Mais tous ne deviennent pas des criminels. La plupart se rangent du côté des gens qui ont compris que l'agression physique n'est pas le meilleur moyen d'arriver à ses fins. Seul un garçon sur huit, parmi ceux qu'on a désignés comme particulièrement agressifs en milieux de garde, manifestera des comportements similaires à l'adolescence.

Mais les agressions sont alors plus graves et, dans la salle, plus personne ne rit.

Dans un autre article paru récemment dans Criminal Behavior and Mental Health, M. Tremblay et ses collaborateurs affirment, chiffres à l'appui, que l'être humain connaît l'apogée de son agressivité non pas à 25 ans ni à 16 ans, mais bien à... 17 mois. Même les criminels dangereux, les délinquants violents, les tueurs en série les plus recherchés ne sont pas aussi agressifs, toute proportion gardée, que les chérubins dans les jardins d'enfants.

"N'importe quelle professionnelle des milieux de garde vous dira qu'on doit protéger les enfants les uns des autres. On ne les laisse pas jouer avec des couteaux de cuisine par exemple: ils pourraient blesser quelqu'un. Pour nous, spécialistes du développement, ce n'était même pas évident!" dit le chercheur en riant.

L'agression physique est une sorte de réflexe inné qui disparaît au rythme où l'enfant s'intègre dans la société, notamment à mesure qu'il fait l'apprentissage du langage. La violence, la délinquance et même les homicides trouveraient donc racine non pas dans un quelconque traumatisme de l'adolescence, mais dans la petite enfance. ہ partir du premier jour d'école, la fréquence des agressions physiques diminue pour ne subsister que chez une minorité de jeunes. Ce sont ceux-là qui "tournent mal", comme on dit...

"Depuis des années, les chercheurs se demandaient pourquoi certains adolescents deviennent des adultes violents et d'autres, non. Ils cherchaient le déclic, le 'onset', comme disent les Américains. En suivant un groupe de jeunes à partir de la maternelle et jusqu'à l'âge adulte, j'ai dû me rendre à l'évidence. Il fallait regarder avant."

L'équipe du GRIP s'est donc penchée sur une cohorte d'enfants de zéro à cinq ans. Une seconde surprise attendait les chercheurs. "C'est durant la deuxième année de l'existence que les enfants commencent à exprimer de l'agressivité. Nous avons observé qu'une infime partie des sujets mordent, poussent et tirent délibérément les cheveux des autres avant leur premier anniversaire alors que la proportion passe à 80% au cours des mois suivants. Dans certains cas, on peut compter des agressions toutes les 15 minutes, soit plus souvent que pour n'importe quel criminel dangereux", explique M. Tremblay.

Une transformation s'opère à la garderie même, entre la deuxième et la troisième année d'existence. Plutôt que d'arracher un jouet à son voisin, l'enfant dialogue avec lui. Il apprend, bref, à utiliser l'argumentation plutôt que la force pour arriver à ses fins.

Une enquête longitudinale
C'est par l'intermédiaire d'une étude longitudinale que M. Tremblay a pu observer ce phénomène. Une sélection de 551 enfants a été faite par les chercheurs dans le but de les suivre à la trace. Les personnes les mieux placées pour noter les gestes de leur bambin, les mères dans 98% des cas, ont été mises à contribution. Elles ont scrupuleusement tenu à jour un registre. Chaque comportement agressif du bébé était consigné: poussées, coups de pied, morsures et autres gestes batailleurs.

J'ai tiré ces extraits du site internet de l'université de Montréal à l'adresse suivante: http://www.forum.umontreal.ca/numeros/1999-2000/Forum99-09-27/article01.html

Je présente maintenant mes propres observations:

J'ai observé un frère et une soeur dans la cour de la maison chaque matin (sauf le week-end) pendant 90 jours. La fille avait 3 ans (36 mois) et le garçon 2 ans (24 mois), au début il ne savait presque pas parler. Pendant 90 jours, je les ai vu CHAQUE JOUR se disputer une fois -quelques fois même deux fois- pour la possession d'un jouet. Parfois ils se tapaient parfois ils se griffaient au visage, parfois ils se tiraient les cheveux (rare), trois fois je les ai même vu se mordre pour la possession d'un jouets. Je les ai aussi vu se disputer pour une place sur la balançoire et pour la possession d'un chariot. Je n'ai pas observé d'autres motifs de dispute que la possession de jouets ou autres objets. Deux fois j'ai observé le garçon en rage donner des coups par terre avec sa tête -une fois sur un sol en bois, une fois sur du béton- parce que sa soeur ne voulait pas lui donner le jouet qu'elle avait.

Je présente maintenant les observations que Maria Montessori a écrit dans son livre "L'enfant".

Maria décrit la situation des enfants pauvres en 1900. La situation est extrêment simple: ils ne possèdent aucunes affaires à eux, PAS UN SEUL JOUET.
Maria décrit les 50 enfants pauvres de 3 à 6 ans qu'elle a eu dans son école enfantine en 1906. Elle dit que ce sont des enfants joyeux. BIEN QU'IL Y EUT A L'ECOLE DES JOUETS VRAIMENT SPLENDIDES MIS A LEUR DISPOSITION, LES ENFANTS NE S'EN SERVAIENT JAMAIS. La caractéristique la plus visible de ces enfants à l'école enfantine est leur activité concentrée sur un travail; ils sont disciplinés, elle n'observe pas d'agressivité.
Maria décrit ensuite les enfants des les écoles enfantines d'enfants riches: Le sentiment de la propriété attache l'enfant aux choses et les lui fait défendre comme il défendrait sa propre personne. Les enfants se battent avec d'autres pour garder ce qui leur appartient. ILS SE QUERELLENT CONTINUELLEMENT ENTRE EUX, PARCE QU'ILS VEULENT POSSEDER LE MEME OBJET ET PARCE QUE CHACUN DESIRE CELUI DE L'AUTRE; et voilà l'origine de réactions bien différentes de l'amour et qui engendrent la lutte et la guerre pour un rien. Ce n'est pas, en réalité, pour un rien; c'est pour un fait très grave: c'est un mal intérieur et non l'objet convoité qui fait agir.

En résumé:

- L'être humain connaît l'apogée de son agressivité vers 17 mois (chez les enfants élevés avec des jouets).
- Vers deux ans, les enfants se disputent souvent et presque toujours pour la possession d'un jouet ou autre objet.
- Les petits enfants élevés sans jouets sont très rarement agressifs. (N'ayant pas de jouets, ils n'ont pas de motifs de dispute; jusqu'en 1800 les enfants du peuple travaillaient et n'avaient pas de jouets.)

Ces trois constatations suffisent pour conclure, mais j'ajouterai quand même:

- En 1906 la télévision n'existait pas et pourtant les petits enfants riches se disputaient déjà continuellement. Ce n'est donc pas la télévision qui les rendaient agressifs.
- Vers 17 mois, les enfants ne parlent pratiquement pas. Ce ne sont donc pas des paroles blessantes qui les font se battre.

En conclusion:

Les jouets sont la cause principale de l'agressivité des petits enfants.
Les jouets sont la cause principale de l'agressivité des petits enfants.
Les jouets sont la cause principale de l'agressivité des petits enfants.

Le risque avéré est que ces enfants développent un tempérament agressif qui perdure. Un garçon sur huit parmi ceux qu'on a désigné comme particulièrement agressifs à la garderie manifestera des comportements similaire à l'adolescence, mais alors les agressions sont plus graves.


L'EDUCATION DU PETIT ENFANT SANS JOUETS ARTIFICIELS

Dès que l’enfant a appris à marcher, il manifeste avec impétuosité son désir de mouvements et de jeu. Le jeu est la plus riche source de joies enfantines. Il assure à l’enfant un développement sain et normal.
Les enfants souffrent de la solitude et de l’ennui; ils ont besoin de société, de compagnons de leur âge. Les parents qui n’ont qu’un enfant seront bien avisé de le placer le plus tôt possible dans un jardin d’enfants. Ainsi seulement ils parviendront à mettre de la joie dans la vie de leur enfant.
Les enfants qui ont grandi sans animaux en peluches ni jouets artificiels sont toujours gais. Ils s’amusent avec les jouets naturels qu’ils trouvent dans les bois, au bord de la mer tel que coquillages, pierres, racines au formes bizarres. Ils s’amusent aussi avec des bouts de bois, des boîtes, des ficelles, etc., qui leur permettent de fabriquer eux-mêmes leurs jouets, et leurs jeux ne sont ni monotones, ni ennuyeux.
Il y a malheureusement aussi des petits enfants qui ne savent pas se distraire longtemps. Voici quelques suggestions pour les occuper gaiement:

Le tas de sable
Le tas de sable est un lieu apprécié par les jeunes enfants. Ils construisent des forteresses, des montagnes, des canaux et bien d’autres choses. Avec quelques cailloux et des morceaux de bois, ils construisent des routes, des maisons, etc. Les enfants ne se lassent jamais de jouer au sable.

Les chansons enfantines
La chanson accompagne nécessairement les rondes et bien d’autres divertissements auxquels elle donne un charme merveilleux. Les refrains toujours les mêmes réjouissent les petits, le rythme simple les entraîne dans sa cadence. Les chansons apprises dans la cour embellissent la vie de nos enfants.

Les contes
Faites découvrir aux enfants le monde merveilleux des contes. Racontez-leur les vieux contes populaires, le petit Chaperon rouge, Cendrillon, La belle au bois dormant, Hansel et Gretel, etc., dont vos mères et grand-mères ont bercé votre enfance. Les contes sont une source intarissable d’émerveillement pour les petits.

Jeux de plein air
Les enfants aiment jouer en bande sur un pré ou sous les arbres. Il faut plaindre les enfants des grandes villes qui n’ont que rarement l’occasion de se démener ainsi en plein air. Rien n’est aussi profitable à la jeunesse que de courir et jouer au soleil. Lorsque vos enfants sont incapables de se tenir tranquilles dans leur chambre, envoyez-les jouer dehors.
Les enfants aiment aussi beaucoup aller à la piscine. La cueillette des fruits est également très appréciée. Quel plaisir de manger des cerises perché dans un cerisier!

Jeux de société
Il existe des quantités de jeux de société très distrayants pour les enfants. On peut citer, par exemple, la marelle, cache-cache, les tapes (tape-rien, tape-chaîne),un deux trois petit poisson rouge (jeux d'immobilité), etc. Chaque mère en découvrira d’autres dans ses souvenirs d’enfance.

Passe-temps
Lorsque le mauvais temps retient les enfants à la maison, on leur proposera des occupations intéressantes. Dès l’âge de 4 ou 5 ans , les enfants aiment beaucoup les découpages, même s’il ne s’agit que des images d’un catalogue; ils exécutent également avec plaisir des jeux de pliage faciles et autre travaux faits avec du papier (chapeaux de gendarmes, cocottes, bateaux, chaînes de papier, etc.). Les coloriages ont aussi beaucoup de succès. Une ficelle tendue entre les doigts permet à l'enfant de réaliser des figures comme le parachute, la tour Effel, le noeud magique, etc.

Les jouets
Dès l’âge de 2 ou 3 ans, on pourra donner des petits blocs en bois.
Dès l’âge de 4 ans, on pourra donner une balle, corde à sauter, trottinette et autres jeux procurant du mouvement, des boîtes de peintures, des pâtes à modeler, des pelles et des seaux.

Les livres
Dès que l’enfant aura appris à lire à l’école, on pourra lui proposer de lire des livres d’enfants.

LE DOUDOU ET L'ECOLE

Un débat resurgit chaque année, à chaque rentrée. Quelle est la place du doudou lorque le petit enfant fait sa première entrée à l'école?

Comment réagir face au besoin de votre enfant et au refus des écoles lorsque votre enfant doit entrer en maternelle. Difficile de lui dire de laisser au placard son ami à qui il confit ses angoisses et dont il aura forcément besoin alors qu'il va être confronté à un moment compliqué de son existence.

Entrer en maternelle pour un enfant habitué à la halte garderie est un moment moins compliqué que pour un enfant élevé par sa maman. Cela étant, les habitudes d'un coté comme de l'autre restent tenaces et difficiles à supprimer. Comment un enfant de 3 ans peut-il comprendre qu'il est nécessaire de lui supprimer son ami, son copain, son confident tout simplement parce qu'il entre en maternelle. La rupture est souvent plus compliquée que de se séparer de maman.

L'éducation nationale a demandé au directeur et directrice d'école de gérer ce problème et la solution a été vite trouvé : le doudou au placard.
En règle générale, le doudou est laissé au vestiaire et l'enfant le retrouve dès la fin de la classe. Lors de la sieste, certains enfants ont le droit de l'avoir avec eux mais dans certaines écoles, les vieilles méthodes sont tenaces et même pour la sieste ont essaie de faire passer l'habitude à l'enfant au détriment d'un certain équilibre psychologique difficile à maîtriser à cet âge.

Le rôle des parents est important pour que le bébé puisse passer l'étape du doudou. Cet ami fidèle ne disparait que vers 5 ou 6 ans voir plus pour certains enfant. Il faudra à un moment où à un autre que l'enfant comprenne que son "ami" ne peut le suivre partout.
Plusieurs choses peuvent vous aider à faire passer le message. A l'école, le doudou peut se perdre et ne pas retrouver le chemin de la maison, tout comme lorsque l'on est en courses au supermarché ou 20% des doudous disparaissent tombés du caddie sans que personne ne s'en aperçoive.
Si votre enfant veut conserver son "ami fidèle", il doit à son tour y faire attention et éviter qu'il ne s'éloigne trop de la maison au risque de ne pouvoir la retrouver.
De toute façon, dès la sortie de l'école, il pourra le retrouver et lui raconter sa journée.
Mais cette méthode a aussi un revers. Le fait de laisser le doudou à la maison encourage l'enfant à éprouver une sorte de réticence envers l'école. Son "copain" l'attend à la maison, seul et doit s'ennuyer sans lui. Il faut donc qu'il rentre rapidement de l'école car elle l'empêche de le voir.
Difficile de combattre tous les effets négatifs mais il semble que les enfants comprennent assez rapidement le fait qu'à la maison, le doudou va pouvoir faire passer le temps en jouant et en faisant la sieste.

Besoin ou non ?

Les psychologues qui pour une fois semble bien avoir raison nous disent que le seul doudou dont votre enfant a besoin, c'est votre amour. On n'a jamais fait croire longtemps à quelqu'un qu'on l'aimait en lui offrant des cadeaux. Cela fini toujours par se retourner contre vous. Alors pourquoi le faire avec votre enfant. Le bébé n'a pas forcément besoin de quelque chose de "palpable". Le premier besoin est la sécurité affective. Le bébé a besoin de se sentir rassurer par la présence, l'odeur, le son de la voix de maman et/ou papa.

En crèche combien de maman se sont retrouvées confronté à la grande question : votre enfant a-t-il un doudou ? Et bien s'il n'en a pas, dans certains cas vous risquez de passer pour une extra terrestre ou une mère indigne. Expliquez bien que le fait de ne pas avoir de doudou pour votre enfant n'a jamais mis en danger son évolution et qu'il se porte comme un charme.

CE QU'ILS EN DISENT

Françoise Dolto, célèbre psychanalyste, dans son livre "L'image inconsciente du corps" (p. 220-221)

...Le doudou constitue un fétiche archaïque de la relation du bambin à la mère lactante qui fut indispensable à sa sécurité. L'absence occasionnelle de ce fétiche, seul symbole du sujet en relation de continuité à son environnement connu, sécurisant, référé aux entités tutélaires de l'espace maternant, plonge l'enfant dans la plus grande angoisse. On connaît cette angoisse des enfants qui n'ont pas au coucher leur doudou; mais si la mère est présente et qu'elle les console, et leur permet de régresser avec elle, plus elle parle abondamment de la perte de cet objet avec eux, plus vite ils se sortiront de la régression réactionnelle à cette perte. Ce qui est grave, c'est quand les enfants n'ont que cet objet demeuré de leur passé, et rien d'autre, aucune relation par laquelle prendre le relais de leur relation à leur mère, ni jeux variés, ni chansons, ni paroles. Ces enfants-là sont en très grand danger, pour peu qu'ils perdent leur doudou. C'est peu de temps après qu'ils tombent progressivement, sans que personne s'en rende compte, dans un autisme, secondaire celui-là. Tant qu'ils avaient leur doudou, ils étaient relativement en relation avec le monde. Le doudou disparu, ils entrent progressivement dans un autisme qui fait penser à un genre de somnambulisme. Les pulsions archaïques orales ne peuvent être relayées par des pulsions anales et prégénitales dans les rapports avec la nourrice ou d'autres personnes. Le sujet perd certaines composantes de son image du corps qui reliaient son désir à son corps , et en arrive à présenter des troubles somatiques (surtout l'insomnie) et des troubles digestifs, accompagnés de détresse. Cet état provoque chez les parents des fantasmes de mauvais soins concernant la nourrice chez qui l'enfant est tombé malade. On le met à l'hôpital, en observation, et ce sont des réactions en chaîne d'enfants traumatisés par la perte du doudou qui venait remplacer la mère; le perte opère comme si c'était une séparation précoce d'avec la mère elle-même telle que je l'ai décrite plus haut. Tous ces troubles précoces de la communication entraînent toujours des séquelles, même si l'enfant réussit à surmonter l'épreuve. Il en reste toujours quelques anomalies du langage au sens large du terme. Le schéma corporel, correspondant à son âge, ne s'étant pas croisé avec les médiations nécéssaires à l'élaboration d'une image du corps correspondante, il s'ensuit un retard psychomoteur et un retard de langage.

D. W. Winnicott, célèbre psychanalyste:

...La présentation trop précoce de l'objet ôte à l'enfant la possibilité de faire l'expérience du besoin, puis du désir, représente une irruption brutale dans l'espace de cet enfant, irruption dont il doit se protéger en créant un faux self.
La notion de faux self est particulièrement difficile à saisir: il s'agit d'une sorte d'écran artificiel entre le vrai self caché, protégé et l'environnement quand cet environnement est de mauvaise qualité, trop intrusif. Contrairement au vrai self, le faux self n'est pas créatif, ne donne pas à l'enfant le sentiment d'être réel. Il peut être à l'origine d'une construction défensive contre la crainte d'un effondrement et représente le concept qui fait le lien entre le développement normal et le champ du pathologique.


...Il est possible de décrire une pathologie marquée par un investissement excessif de l'objet transitionnel (=le doudou). Normalement le destin de l'objet transitionnel , dit Winnicott, est de disparaître progressivement "dans les limbes" ; il n'est ni détruit, ni abandonné, mais l'investissement que l'enfant fait de cet objet se délite peu à peu. En revanche, certains enfants ne peuvent renoncer soit à l'illusion de toute-puissance sur l'objet, soit à la protection régressive qu'il apporte. Ils le conservent bien au-delà de l'âge habituel (5-6 ans). Ce sont des enfants qui présentent de petits traits névrotiques anxieux et immatures. Winnicott souligne que cet objet risque de devenir un objet fétiche de la vie sexuelle adulte si l'enfant, puis l'adolescent ne peut y renoncer.



Béla Grunberger, un célèbre spécialiste sur le narcissisme, dans son livre intitulé "Le narcissisme":

Les pulsions, nous le savons, ne peuvent naître que de la frustration, donc de la blessure narcissique


Mais encore:

François Ladame, médecin responsable des unités de psychiatrie pour adolescents et jeunes adultes aux hôpitaux universitaire de Genève, affirme: les tentatives de suicide chez les moins de 15 ans sont un phénomène récent. Nous voyons aujourd'hui arriver des jeunes de 12 ou 13 ans. Et puis, plus fondamentalement, la pathologie dominante a changé: le névrosé, patient type il y a quelques décennies, est une espèce en voie de raréfaction. Le gros de la demande vient désormais de personnes souffrant de troubles narcissiques, appelés aussi troubles du "self".
Pour qualifier ces pathologies émergentes, les spécialiste parlent couramment "d'état-limite", et ce n'est pas un hasard, note Pierre Cochand, psychiatre au service de psychiatrie de liaison au Centre hospitalier universitaire vaudois: la différence entre le névrosé et le narcissique puise en effet sa source dans le rapport à la norme, à l'interdit. Chez le névrosé, résume le psychiatre, la loi, la limite sont inscrites dans la chair. Le narcissique, lui , souffre de ne pas y avoir été confronté. En terme psychanalytiques, il n'a pas appris à renoncer à son objet de désir immédiat (sa mère, son père, son doudou). Plus prosaïquement, il est incapable de supporter la frustration et rappelle ces enfants tyrans qui alimentent abondament la rentrée éditoriale cet automne.
A chaque époque sa maladie psychique , en somme. Nous vivons dans une société qui est tout entière "borderline", où il faut aller à la limite pour se sentir exister, explique Pierre Cochand. Et François Ladamme: Les troubles de l'identité sont courant à l'adolescence et en principe ils se résorbent lorsque le jeune est confronté à un monde adulte contenant. Le problème nouveau aujourd'hui c'est que les adultes eux-mêmes souffrent de cette fragilité: dans leur immaturité, ils ne peuvent plus rien contenir.
Ces mutations dans la géographie du mal-être engendrent bien des questions. Et d'abord celle-ci: une société narcissique est-elle plus malade q'une société de névrosés? En terme de souffrance individuelle, on aurait tort de croire que le névrosé est mieux loti, note Pierre Cochand. Ce qui est sûr en revanche, c'est que le "borderline agissant", comme on l'appelle entre pros, fais plus de dégâts autour de lui. Les chiffres en augmentation de la criminalité chez les mineurs en sont un indice, même si l'état-limite n'est pas une exclusivité juvénile. Car autant le bon vieil inhibé d'autrefois se rongeait les sangs dans son coin, autant "l'agissant" est appelé ainsi parcequ'il extériorise la violence et tape volontiers au lieu de réfléchir. Un autre de ses comportements classiques est de "casser" la relation avec son thérapeute, surtout si ce dernier attend de lui un effort d'introspection. En un mot comme en cent, ce client-là n'a aucune propension à se coucher sur le divan.
D'où une deuxième question: la nouvelle demande des meurtris de l'âme trouve-t-elle une offre thérapeutique adaptée? Les stratégies freudiennes, élaborées pour guérir les névroses, sont-elles encore efficaces avec ces patients mutants? L'approche freudienne du psychisme humain est aussi capable de répondre aux pathologies de "self" note en substance le Lausannois Nicolas Duruz, coauteur d'un traité de psychothérapie comparée. L'enjeu est plutôt celui du cadre de la thérapie: le praticien privé, qui travaille seul dans son cabinet, préférera les clients qui arrivent à l'heure, paient leurs facteurs et ne font pas peur à la voisine de pallier. Or, la nouvelle génération de patients est souvent plus turbulente.



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Le 16/09/2005, nous vous informions :

Autis-act / du 1er au 15 octobre 2005 à Paris

Un visiteur a écrit :
Informer
Samedi 1er octobre - Congrès international sur l'autisme
Le traitement de l’autisme par l’intervention thérapeutique et éducative
« La prévention et la protection pour les enfants atteints d’autisme et leur famille »
Présidé par Jean-François CHOSSY - Député rapporteur de la situation des personnes atteintes d’autisme en France
Mairie du 17ème arr. de Paris – Accès gratuit

Samedi 8 octobre - Conférence « Vie affective et sexuelle du jeune handicapé »
Organisé par l’Interassociations : Apacep, Apaema, Apeesl, Papillons Blancs-Apei de Paris, Asperger Aide, Geist 21-Paris, Léa pour Samy, ProAid Autisme, Unafam Jeunes Parents
Intervenante : Christiane Derouaux - de Decker, Psychologue, consultante et formatrice
Mairie du 14ème arr. – 4 euros

Mercredi 12 octobre Journée d’étude en partenariat avec le C.N.E.F.E.I
Scolarisation des élèves présentant de l’autisme et des troubles envahissants du développement
Auditorium de l'Hôtel de Ville de Paris - Accès gratuit

Revendiquer
La Marche de l’Espérance : le 15 octobre à 12H
Rendez-vous sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, direction l’Assemblée Nationale par la rue de Rivoli et la place de la Concorde.

Intervenir
Durant ces 15 jours, des psychologues de notre réseau Autisme Sans Frontières, Réseau International d’Intervention en Autisme, réaliseront des évaluations et rédactions de projets éducatifs individualisés dans leur département : Gironde -Nord – Calvados – Haute-Normandie - Val d’Oise et Yvelines (Places limitées)
Ces opérations seront réalisées dans un but humanitaire, ni Autisme Sans Frontières, ni Léa pour Samy n’en tirera de profit financier.

Sensibiliser : Festival Autis-Art
Les enfants autistes sont très souvent exclus de la Culture et de l’Education, de l’Art et des loisirs. Pourtant, ils ont un intérêt particulier pour l’expression artistique et corporelle. Nous avons choisi ce media pour sensibiliser le Grand Public et récolter des fonds pour pérenniser nos actions et projets. Un certain nombre de partenaires nous soutiennent dans cette démarche.

9 octobre 2005 – 11H : « Peter Pan » au Théâtre des Variétés
Du 1er au 7 octobre : « Villepin en bref » au Théâtre des 2 ânes
15 octobre 2005 – 20H30 : Concert à l’Eglise de la Madeleine organisé par Chœur battant
(Messe du couronnement de Mozart et Exultate jubilate de Mozart pour soliste soprano et orchestre)


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Le 12/09/2005, nous vous informions :

Petit mot de APEDYS FRANCE

Bonjour à tous,

La rentrée approche avec le programme de réussite éducative qui vient d'être précisé.

Avec ce programme il me semble que la mise en place des P.I.S ou autres dénomination aura moins de réticences.

Je pense aussi qu'il est important que nous fassions connaître ce dispositif notamment aux orthophonistes et aux autres partenaires autour de nos jeunes.

En effet avec les communes des fonds pourront être débloqués et devraient lever les difficultés financières et les chefs d'établissements pourront autour d'un cadre défini réunir toute l'équipe pédagogique, rééducative . Bien évidemment autour des jeunes et de leur famille (il ne faut pas oublier les parents).

A nous d'utiliser correctement ce programme ,à commencer par le faire connaître.

Bonne journée. Marie-Françoise Wittrant


Jean-Louis Borloo lance son programme de réussite éducative

AP | 24.08.05 | 17:27


PARIS (AP) --

C'est l'un des dispositifs-phares du plan de cohésion sociale.

Les ministres Jean-Louis Borloo (Cohésion sociale) et Catherine Vautrin (Parité) feront le point jeudi en conseil des ministres sur le programme de réussite éducative, dont l'ambition est de constituer 750 équipes chargées de soutenir les enfants en difficulté.



Ce programme de 1,47 milliard d'euros d'ici 2009 débute dès cette rentrée scolaire, avec quelque 200 équipes mises en place dans 185 communes sur l'ensemble du territoire.

Inspiré de programmes similaires menés en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, ce dispositif vise à accompagner dès la maternelle et jusqu'à la fin de leur scolarité les enfants et adolescents fragiles en raison de difficultés éprouvées par leurs parents (grande précarité, logement insalubre, absence de maîtrise de la langue française...).

A tous, des "équipes de réussite éducative" proposeront un accompagnement individuel en liaison avec les familles.

Créées à l'initiative des chefs d'établissement ou des communes, ces équipes réuniront les professionnels de l'enfance (enseignants, éducateurs, animateurs, travailleurs sociaux, psychologues, pédopsychiatres, kinésithérapeutes, orthophonistes).

"On ne se substitue pas à l'Education nationale.

Ce n'est pas un programme de soutien scolaire. L'essentiel, c'est le soutien de la famille autant que le soutien de l'enfant", a expliqué mercredi Jean-Louis Borloo.

Afin de mettre en place ces équipes, le ministère de la Cohésion sociale a lancé un appel à projets auprès des acteurs locaux.

Quelque 200 initiatives ont été validées par la délégation interministérielle à la Ville pour la rentrée 2005, portant sur des sujets aussi divers que la lutte contre l'illettrisme à Vaulx-en-Velin, la prévention de la dyslexie-dysphasie à Nancy ou de l'obésité à Gennevilliers.

Le ministère a débloqué 31 millions d'euros de crédits pour le démarrage du programme.

Ces 200 projets montrent que le programme "répond à une demande très forte", se réjouit M. Borloo.

"On sera à 700 équipes à la fin de l'année", affirme le ministre de la Cohésion sociale, qui voit dans ce dispositif "un des programmes les plus importants" de son plan pour réduire en cinq ans la fracture sociale.

A l'image des 19 autres programmes du plan de cohésion sociale, le dispositif de réussite éducative repose sur un "contrat de confiance" avec les acteurs locaux.

L'utilisation des crédits sera contrôlée a posteriori.

"On est dans l'expérimental", a reconnu M. Borloo.

Le financement du programme a été conçu sur la base de 500.000 euros par équipe et par an, soit 375 millions d'euros en année pleine.

"C'est deux fois plus que ce que le gouvernement Jospin mettait sur l'ensemble de la politique de la ville", calcule le ministre de la Cohésion sociale.

Le programme de réussite éducative sera complété au niveau du collège par la création d'une trentaine d'internats de réussite éducative, dont cinq verront le jour cette année.

Les grandes écoles et universités sont par ailleurs invitées à multiplier les programmes pour favoriser l'accès à l'enseignement supérieur des lycéens issus des quartiers en difficulté, sur le modèle de l'expérience "pourquoi pas moi?" de l'Essec.

L'Ecole Polytechnique va accueillir à la rentrée vingt lycéens de l'Essonne pour des séances de tutorat.

AP

MERCI à Marie-Françoise Wittrant
En savoir plus sur ce lien...
( Pas de commentaires )

Le 12/09/2005, nous vous informions :

Rentrée 2005 : Les textes de la rentrée


Les textes

1.
Les deux circulaires de rentrée
La rentrée 2005 s'inscrit-elle en rupture ? La circulaire de rentrée, publiée au B.O. du 5 mai, applique les premières orientations de la loi Fillon. Elle fixe 3 priorités : élever le niveau de formation des élèves, développer l'éducation à la responsabilité et consolider le pilotage de l'action éducatrice.

A l'école, l'accent est mis sur l'apprentissage de la langue mais sans dispositif nouveau si ce n'est l'attention apportée aux supports : "On veillera également à limiter les photocopies de documents élaborés par les enseignants ; à cette fin, on systématisera le recours à l'écriture dans ses formes les plus variées… Tous les domaines d'apprentissage offrent des occasions de lire : c'est pourquoi on préfèrera l'usage de manuels de lecture, dont les écoles se doteront en particulier pour la phase des premiers apprentissages structurés, et l'utilisation d'ouvrages littéraires ou documentaires ainsi que des outils multimédias recommandés par le ministère". La rénovation de l'enseignement des sciences et de la technologie à l'école est une autre priorité : elle doit s'appuyer sur des activités expérimentales. Enfin les élèves du cycle III de l'école primaire doivent tous bénéficier d'un enseignement de langue vivante, l'allemand étant "encouragé". L'enseignement de langues vivantes en grande section de maternelle est enterré.

Au collège, le texte inscrit également la priorité de la maîtrise de la langue "tous les enseignants, quelle que soit leur discipline, sont concernés". La principale nouveauté est la mise en place de la nouvelle troisième avec l'option et le module de découverte professionnelle. Le texte annonce également que "les nouveaux programmes de langues étrangères du collège conçus selon le cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l'Europe, seront arrêtés d'ici la fin de l'année scolaire. Ils entreront en vigueur à partir de la rentrée 2006". Les élèves ayant suivi des cours d'allemand à l'école primaire pourront le garder en sixième dans le cadre de classes "bilangues". La circulaire annonce que les textes sur le nouveau brevet seront publiés d'ici la fin de l'année scolaire. L'ASSR sera passée à partir de 2006 sur poste informatique.

Au lycée, les principales nouveautés concernent les TPE : leur intégration comme épreuve anticipée du bac est confirmée pour la première fois dans un texte réglementaire, mais on ignore encore comment cette évaluation sera organisée. Est-elle même possible sans redéfinition des TPE ? L'effort pour les langues vivantes se limite au dédoublement de la seule première langue vivante en terminale des séries générales. Le ministre rappelle que la nouvelle filière STG pourra accueillir des élèves de BEP : "des structures ou des dispositifs pédagogiques d'adaptation seront prévus dans chaque académie pour faciliter l'accueil de ces élèves". Mais les horaires officiels des 1ères d'adaptation sont abrogés précise le texte...

En voie professionnelle, le ministre veut développer le bac professionnel en 3 ans et lutter contre les sorties sans qualification. Mais aucun dispositif nouveau n'est annoncé.
L'éducation à la responsabilité promue par le ministre vise, peut-être sous la pression du mouvement lycéen, à associer davantage les délégués des élèves à la vie de l'établissement. "Dans les établissements, le délégué de classe est le premier maillon de la représentation des lycéens. À ce titre, son implication, en particulier dans l'organisation des heures de vie de classe, doit être renforcée. Il serait ainsi souhaitable qu'une fois par trimestre, les délégués de classe soient chargés de l'organisation de l'heure de vie de classe et qu'ils en établissent un compte rendu… Pour faciliter l'exercice du mandat des différents représentants des lycéens, le conseil national de la vie lycéenne recommande, lorsque les locaux des établissements le permettent, de prévoir une salle des délégués, équipée si possible de postes informatiques et d'un accès à internet". La circulaire invite à faire participer le vice-président du CVL au conseil d'administration.
Les TIC restent une préoccupation de la rentrée. "La maîtrise des TIC constitue un facteur de réussite déterminant pour la poursuite des études et l'insertion dans la vie active de chaque élève. À chaque niveau d'enseignement, il appartient aux différents acteurs institutionnels de renforcer les moyens et dispositifs déjà mis en place afin de poursuivre la généralisation de l'utilisation des TICE, de consolider la mise en œuvre du B2i de niveaux 1 et 2 et de valider, selon les cas, ces niveaux à l'école, au collège ou au lycée. Le pourcentage d'élèves qui quittent l'école primaire en ayant acquis le niveau 1 du B2i devra être sensiblement amélioré durant l'année 2005-2006… L'objectif est que l'ensemble des élèves de collège puisse présenter le B2i de niveau 2 à l'horizon 2007, en vue d'une prise en compte pour l'obtention du diplôme national du brevet".
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/18/MENE0500813C.htm

Les évaluations nationales en 2005-2006
Le dispositif d'évaluation accueille plusieurs nouveautés en 2005-2006. En CE2 et en 6ème , les évaluations nationales mettront davantage l'accent sur les compétences attendues et moins sur les compétences en cours d'acquisition. Il s'agit "d'aider les enseignants à mieux prendre en compte la progressivité des apprentissages". Ils seront aidés pour l'exploitation des résultats par le logiciel J'ADE qui remplacera partout le bon vieux Casimir.
La grande nouveauté c'est l'évaluation en CE1 qui cherche à cerner les difficultés en lecture, écriture et calcul. Elle ne sera pas généralisée mais "étendue" à une circonscription par académie.
L'évaluation de seconde avait disparu des textes à la rentrée 2005. Elle n'est plus mentionnée alors même qu'elle est plus nécessaire.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/25/MENK0501204C.htm

Une seconde circulaire est parue le 25 août 2005.
Elle apporte quelques instructions de dernière minute. S'agissant des Programmes personnalisés de réussite éducative, le texte confirme la minceur du dispositif pour cette année scolaire.

A l'école, la grande innovation c'est l'enseignement obligatoire de l'hymne national qui est à faire dans le cycle des apprentissages fondamentaux. Cela ne manque pas d'interpeller nos voisins européens. Ainsi la TSR rappelle qu'" il n'existe aucune obligation de ce type pour le "Sur nos monts quand le soleil" helvétique, le "God Save the Queen" britannique, la "Brabançonne" belge ou le Wilhelmus (Wilhelmus van Nassouwe, Guillaume de Nassau) néerlandais. En Espagne, ce type d'enseignement a été supprimé car il évoquait la dictature".

Au collège, " a session 2006 se tiendra sur les principes et le format du brevet actuel" : le nouveau brevet est reporté. La circulaire introduit deux nouveautés : la mise en place de mentions à partir des notes 12,14 et 16 qui seront nécessaires pour l'attribution des bourses au mérite prévues par la loi Fillon et la prise en compte de l'option de découverte professionnelle et du module de découverte professionnelle. Le brevet reste donc basé sur les évaluations de quatrième et troisième. Le report du nouveau brevet pourrait poser problème dans certains établissements où les bordereaux de 4ème n'ont pas été remplis. La circulaire de rentrée annonce une expérimentation en ZEP. " Cette expérimentation portera essentiellement sur les modalités d'organisation, les méthodes et innovations pédagogiques de nature à permettre aux élèves de ZEP d'acquérir les savoirs de base et de prétendre aux filières d'excellence". Là aussi un texte devrait détailler les modalités de cette expérimentation qui se cadre donc au niveau de l'établissement.

En lycée, la circulaire revient sur la situation des TPE. Elle annonce la publication d'instructions sur leur évaluation dans le cadre de l'épreuve anticipée de 1ère. En effet comment maintenir l'évaluation d'une épreuve totalement nouvelle dont la durée d'apprentissage a été divisée par deux ?

Dans la voie professionnelle, la grande innovation concerne l'admission de droit des bacheliers professionnels avec mention Bien ou T.B. en STS. Elle est confirmée par un arrêté publié au J.O. du 27 août. Là aussi une circulaire apportera des précisions par exemple sur les champs d'application. La circulaire de rentrée annonce également la publication d'un texte sur le développement de l'apprentissage dans les établissements.
Plusieurs textes réglementaires concernant ces décisions sont déjà publiés au J.O.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/30/MENE0501720C.htm
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200002&sid=6040593&cKey=1125078674000
http://www.cafepedagogique.net/disci/actu/64.php#229


2.
Socle commun et PPRE
La loi Fillon accouche d'une souris : le PPRE
Le grand remède de la loi Fillon ne serait-il que de la poudre de Perlimpinpin ? " La loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école du 23 avril 2005 prévoit dans son article 16 qu'" à tout moment de la scolarité obligatoire, lorsqu'il apparaît qu'un élève risque de ne pas maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin d'un cycle, le directeur d'école ou le chef d'établissement propose aux parents ou au responsable légal de l'élève de mettre en place un programme personnalisé de réussite éducative" (PPRE)… Le programme personnalisé de réussite éducative est l'un des dispositifs qui doit permettre de conduire la totalité d'une classe d'âge à la maîtrise des connaissances et compétences constitutives du « socle commun », à la fin de la scolarité obligatoire. Il constitue tout autant une modalité de prévention de la grande difficulté scolaire, visant à empêcher un redoublement, qu'un accompagnement de celui-ci lorsqu'il n'a pu être évité, afin de lui donner davantage d'efficacité. ". Deux décrets devraient prochainement définir les modalités de mise en œuvre du PPRE. Mais EduScol publie dès maintenant un "Guide pratique pour l'expérimentation des programmes personnalisés de réussite éducative".
Plutôt léger le "Guide pratique" ! 4 pages de consignes vagues ! Tout au plus y apprend-on qu'à l'école il sera appliqué au cycle des apprentissages fondamentaux et au CE2. Les enseignants utiliseront les outils d'évaluation existants (livrets d'accompagnement, évaluations nationales) sous la responsabilité du directeur d'école et de l'inspection. Au collège, le PPRE sera mis en œuvre en 6ème sous la responsabilité du chef d'établissement et des professeurs principaux. Les PPRE prendront la forme de documents écrits.
Le document n'apporte pas d'information sur l'articulation du PPRE avec les moyens extérieurs à l'école comme les "dispositifs de réussite pédagogique". Tout au plus sait-on que " Le programme personnalisé de réussite éducative peut intégrer des activités existant hors du temps scolaire, en particulier dans le cadre des dispositifs de réussite éducative, qui peuvent être utiles et complémentaires à l'action de l'école ou du collège. Ces activités n'ont pas un caractère obligatoire ; elles sont proposées et expliquées aux parents qui conservent le droit de décider de la participation de leur enfant". Les questions pédagogiques sont complètement évacuées par le document. La mesure sensée réduire l'échec scolaire se bornerait-elle à un imprimé ?
http://eduscol.education.fr/D0072/PPRE_experimentation.htm

Les décrets du 25 août :
Le J.O. du 25 août publie deux décrets relatifs au programme personnalisé de réussite éducative et au socle commun. Les deux sont associés : " A tout moment de la scolarité, une aide spécifique est apportée aux élèves qui éprouvent des difficultés dans l'acquisition du socle commun… Ce dispositif définit un projet individualisé qui doit permettre la progression de l'élève et son évaluation. Les parents sont associés au suivi de ce dispositif. Le programme personnalisé de réussite éducative prévu par l'article L. 311-3-1 du code de l'éducation est mis en place dans ce cadre. Il s'articule, le cas échéant, avec un dispositif de réussite éducative." ce qui tend à donner une vision étroite du socle commun (toujours pas défini).
Le dispositif de réussite éducative est défini ainsi : " Les dispositions pédagogiques mises en oeuvre pour assurer la continuité pédagogique, en particulier au sein de chaque cycle, prennent en compte les besoins de chaque élève afin de permettre le plein développement de ses potentialités, ainsi que l'objectif de le conduire à l'acquisition des éléments du socle commun de connaissances et compétences fondamentales correspondant à son niveau de scolarité. A tout moment de la scolarité élémentaire, lorsqu'il apparaît qu'un élève ne sera pas en mesure de maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin du cycle, le directeur d'école propose aux parents ou au représentant légal de l'enfant de mettre en place un dispositif de soutien, notamment un programme personnalisé de réussite éducative. Un document, préalablement discuté avec les parents de l'élève ou son représentant légal, précise les formes d'aides mises en oeuvre pendant le temps scolaire ainsi que, le cas échéant, celles qui sont proposées à la famille en dehors du temps scolaire. Il définit un projet individualisé qui devra permettre d'évaluer régulièrement la progression de l'élève. Dans les zones d'éducation prioritaire, ces dispositifs se conjuguent avec les dispositifs existants. Des aides spécialisées et des enseignements adaptés sont mis en place au profit des élèves qui éprouvent des difficultés graves et persistantes. Ils sont pris en charge par des maîtres spécialisés, en coordination avec le maître de la classe dans laquelle l'élève continue à suivre une partie de l'enseignement. Des actions particulières sont prévues pour les élèves non francophones nouvellement arrivés en France". Mais les textes confirment le report des PPRE à 2006 sans doute faute de moyens. Sont applicables des procédures formelles à mettre en œuvre avec les parents dès cette année.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501630D
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501635D
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index250805.php


3.
Une nouvelle politique pour les langues
Nouvelle organisation et nouveaux niveaux en… 2007
Les langues connaîtront un bouleversement important à partir de 2007 : disparition des classes au profit de groupes de niveau, certification avec un regard extérieur, peut-être à terme remplacement des examens par cette certification ?
" Pour faciliter la reconnaissance mutuelle des compétences et qualifications, le projet de décret introduit dans l'organisation de l'enseignement des langues vivantes étrangères les niveaux définis au sein du Conseil de l'Europe par le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL)". A partir de 2007, les niveaux de compétence des élèves seront fixés en référence au Cadre du Conseil de l'Europe : niveau A1 en fin d'école élémentaire, B1 en fin de scolarité obligatoire en LV1 et A2 pour la LV2, niveau B2 en LV1 en terminale et B1 en LV2. selon les niveaux fixés. C'est aussi en 2007 que l'apprentissage d'une langue étrangère débutera au CE1.
La certification intégrera un organisme indépendant : " la certification des connaissances et compétences acquises demeurera de la pleine et entière responsabilité des autorités académiques et sera organisée avec le concours des enseignants chargés de cet enseignement, en étroite collaboration, pour chaque langue concernée, avec un organisme délivrant des certifications étrangères internationalement reconnues".
Le projet d'arrêté fixant le programme de l'enseignement des langues vivantes étrangères au collège, palier 1, sera applicable à la rentrée 2006. Il correspond aux 6ème et 5ème pour les jeunes ayant commencé l'apprentissage à l'école élémentaire et aux 4ème et 3ème pour le autres.
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/CSE_07072005/projet_decret_lve.pdf
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/CSE_07072005/projet_arrete_horaires_ecoles.pdf
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/actu/2005/CSE_07072005/projet_arrete_langues_vivantes_etrangeres_college_palier.pdf

La nouvelle politique reportée
Le J.O. du 25 août publie le décret relatif à l'enseignement des langues annoncé dans L'Expresso du 7 juillet. Le décret est divisé en deux parties. La seconde s'applique dès cette année : il s'agit de la création d'une " commission académique sur l'enseignement des langues vivantes étrangères" mise en place dans chaque académie et composée de représentants de l'administration, des enseignants, des élèves et aussi des élus locaux et sociaux.
La première partie, qui prévoit une importante réforme des langues, ne sera appliquée qu'à partir de 2007-2008. Le décret introduit dans l'organisation de l'enseignement des langues vivantes étrangères les niveaux définis au sein du Conseil de l'Europe par le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). A partir de 2007, les niveaux de compétence des élèves seront fixés en référence au Cadre du Conseil de l'Europe : niveau A1 en fin d'école élémentaire, B1 en fin de scolarité obligatoire en LV1 et A2 pour la LV2, niveau B2 en LV1 en terminale et B1 en LV2. L'enseignement ne se fera plus dans le cadre de la classe mais de groupes de niveaux " les enseignements de langues vivantes étrangères peuvent être dispensés en groupes de compétences, indépendamment des classes ou divisions ; les principes de constitution de ces groupes sont adoptés par le conseil d'école sur proposition du conseil des maîtres, dans le cadre du projet d'école, ou par le conseil d'adminis!
tration dans le cadre du projet d'établissement". Un dispositif dont on connaît pourtant bien les limites.
La certification intégrera des organismes extérieurs à l'éducation nationale : " Les connaissances et compétences acquises en langues vivantes étrangères au cours de la scolarité font l'objet de certifications spécifiques… Ces certifications sont organisées par le ministère chargé de l'éducation nationale dans un cadre défini, le cas échéant, conjointement avec des organismes délivrant des certifications étrangères internationalement reconnues et avec lesquels l'Etat a passé une convention". Mais les certifications restent délivrées par l'autorité académique.
Le décret n'apporte pas de précision sur les dédoublements en LV1 annoncés en terminale par la loi Fillon et qui sont, eux aussi, remis.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501621D
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index070705.php

Les langues au CE1 reportées à 2007
Le J.O. du 5 août a publié un arrêté confirmant le report à 2007 l'apprentissage des langues vivantes au CE1.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501644A



Pour aller plus loin :
L'Inspection générale demande une redéfinition de la politique des langues vivantes et anciennes
" Dans la situation actuelle, la mission des inspections générales a constaté que les incertitudes du pilotage national se traduisent par la diffusion d'instructions peu explicites, l'absence de fixation d'objectifs chiffrés, de moyens spécifiques pour y parvenir et de cadrage des pratiques académiques". Dans son rapport (rédigé par Geneviève Gaillard, Gérard Saurat, Pascal Charvet, Lucienne Dutriez, Yves Bottin, et Jean-Paul Pittoors) l'Inspection générale ne mâche pas ses mots et présente une politique des langues avec des exigences contradictoires, aggravées par la loi Fillon, et un pilotage insuffisant. Ainsi "dans le 1er degré, la mission considère qu'il faut sortir des contradictions qui demeurent après le vote de la loi en particulier pour ce qui concerne les règles d'affectation des personnels des écoles et le devoir d'enseignement des langues vivantes qui concerne désormais chaque professeur". Dans le second degré, les mesures fixées par la loi Fillon paraissent irréelles : "alors que l'enseignement des langues fonctionne comme un « marché », fixer des quotités d'accroissement pour telle ou telle langue implique que l'on se donne les moyens d'attirer des candidats supplémentaires pour ces apprentissages sans pour autant les y contraindre par des mesures autoritaires. Il paraîtrait en effet très difficile dans la société française telle qu'elle existe d'imposer à certains élèves le choix de telle ou telle langue au seul prétexte qu'il faut augmenter les effectifs. Il faudra donc résoudre la contradiction de ces augmentations affichées avec celle du choix individuel".
Les inspecteurs font une trentaine de propositions à commencer par une redéfinition claire et cohérente de la politique des langues. Ils insistent sur la nécessité d'un pilotage des académies : " donner à chaque académie des indicateurs chiffrés sur cinq ans pour atteindre les objectifs de + 20% de germanistes et de + 10% d'élèves apprenant une langue ancienne au lycée afin d'éviter l'aléatoire ou la surenchère locale et inscrire ces objectifs dans une logique de mise en cohérence de la carte des langues et des parcours". La liaison école / collège, jusque là fort peu traitée, doit s'améliorer ce qui passe par des formations communes eux enseignants des deux degrés. Ils demandent le réexamen du maintien des 6èmes bilangues compte tenu de l'apprentissage de la LV2 en 5ème..
Les inspecteurs souhaitent une redistribution des langues rares, y compris les langues anciennes. Ils préconisent la constitution de pôles permettant une continuité effective des apprentissages. S'agissant des langues régionales" il leur paraît souhaitable de les passer… à la région : " Etudier, dans le cadre d'une convention avec l'Etat établissant les responsabilités respectives, les possibilités de confier aux collectivités territoriales la responsabilité du développement de l'enseignement des langues régionales".
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/brp/notices/054000373.shtml


4.
Création du Haut Conseil de l'Education
Prévu par la loi Fillon, le HCE est mis en place par un décret paru au J.O. du 23 août. Composé de 9 membres nommés par les présidents de la République, du Sénat, de l'Assemblée nationale et du Conseil économique et social, il définira le "socle commun de connaissances" établi par la loi Fillon ainsi que le cahier des charges des IUFM. Il réalisera chaque année un "bilan des résultats obtenus par le système éducatif". Le HCE remplace le Conseil national des programmes et le Haut conseil à l'évaluation de l'Ecole (HCEE). Le HCE fait donc passer le pilotage de l'école du contrôle des experts ministériels au pouvoir politique national et élimine le HCEE qui a multiplié les interventions pour faire avancer l'Ecole. Comment dans ces conditions avoir une politique éducative qui ne soit pas que gestionnaire ? Le gouvernement a fait une seule concession : la création à coté du HCE d'un "comité consultatif" "composé de personnalités qualifiées choisies parmi des représentants des organisations syndicales, professionnelles, de parents d'élèves, d'élèves, des associations et toutes autres personnes ayant une activité dans les domaines qui sont de sa compétence".
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501634D
http://cisad.adc.education.fr/hcee/


5.
L'enseignement adapté
Le B.O. du 14 avril publie une note interministérielle sur la politique de prise en charge des personnes atteintes d'autisme et de troubles envahissants du développement. Elle s'inscrit dans le cadre des lois récemment adoptées, prévoit la construction d'un projet personnalisé adapté associant la famille et entend privilégier la scolarisation en milieu ordinaire, école maternelle, clis ou Upi, au plus près du domicile des parents.
Le B.O. publie deux textes concernant les modules de formation au Capa SH et au 2Ca-SH et la formation de spécialisation des inspecteurs responsables de l'AIS et des enseignants nommés en milieu carcéral.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/15/SANA0530104C.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/15/MENE0500672N.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/15/MENE0500675C.htm


6.
Les politiques locales de réussite éducative
Les dispositifs locaux de réussite éducative
Le ministre de l'emploi a présenté le 25 août le "dispositif de réussite éducative" gouvernemental. Il vise à " vise à rendre effective l'égalité des chances pour les enfants et les adolescents des quartiers défavorisés. En effet, pour offrir toutes ses chances à l'enfant, l'école joue un rôle prépondérant mais ne peut pas tout. Un accompagnement est indispensable sur le plan social, culturel, sanitaire, afin d'aider la famille dans son rôle éducatif". Un milliard et demi d'euros est prévu pour sa mise en place mais seule une trentaine de millions est affecté pour cette rentrée. L'essentiel est, là aussi, promis pour plus tard. Le dispositif devrait permettre de mettre en place des "équipes locales de réussite éducative" qui apporteront un soutien aux enfants en difficulté Le programme financera également le développement d'internats : seulement 5 sont annoncés à la rentrée. Enfin 350.000 euros sont affectés au financement de partenariats avec les grandes écoles pour favoriser l'accès des lycéens issus des ZUS. Actuellement moins de 200 communes ont déposé des projets dans le cadre du dispositif. Par exemple, Vaulx-en-Velin (69) propose une aide psychosociale et sanitaire, un accompagnement scolaire pour 150 enfants (de 2 à 16 ans). L'articulation avec les "programmes personnalisés de réussite éducative" de l'éducation nationale reste encore à construire.
http://www.ville.gouv.fr/pdf/actualite/reussite-educative-dossier-presse.pdf
http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/egalite_chances_mise_oeuvre_53787.html
http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

Un décret créé les Conseils consultatifs de réussite éducative
" Un conseil consultatif de réussite éducative est institué par délibération du comité de la caisse dans les caisses des écoles ayant décidé d'étendre leurs compétences, en application du deuxième alinéa de l'article L. 212-10, à des actions à caractère éducatif, culturel, social et sanitaire en faveur des enfants relevant de l'enseignement du premier et du second degrés". Un décret publié au Journal Officiel du 1er juin crée les "conseils consultatifs de la réussite scolaire". Composé d'enseignants, d'élus, de représentants de l'Etat, dont l'inspecteur d'académie, de la CNAF, de parents, d'associations, il propose la répartition des crédits affectés au dispositif de réussite éducative au comité de la caisse des écoles.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCV0510894D

Une circulaire met en œuvre le programme de réussite éducative
Le ministère de la Ville publie une circulaire de la Déléguée interministérielle à la Ville datée du 27 avril pour la mise en œuvre des programmes de réussite éducative. Dans le cadre du plan de cohésion sociale, ils visent à accompagner les enfants "présentant des signes de fragilité". La circulaire s'intéresse à deux formes : le soutien apporté aux enfants scolarisés et le développement de projets éducatifs en direction d'enfants scolarisés en internat. Elle appelle les préfets à travailler avec les inspecteurs d'académie, et à soutenir en priorité les dossiers des ZUS et des REP. Les actions ne devront pas se substituer à l'Ecole et ils devront viser les enfants identifiés comme participant au programme de réussite éducative.
La mise en œuvre sera faite par une structure juridique dotée d'une comptabilité publique : GIE, caisse des écoles, EPLN, etc. L'équipe réunira des enseignants, animateurs, travailleurs sociaux, psychologues, intervenants sportifs et culturels, associations etc.
http://www.ville.gouv.fr/pdf/actualite/reussite-educative-circulai.pdf



Pour aller plus loin :

Les politiques locales d'éducation
"La décentralisation et la déconcentration constituent des puissantes incitations au changement dans le sens d'une cogestion, voire d'une co-construction des politiques d'éducation.. Voit-on apparaître de véritables politiques locales ? Comment s'élaborent ces politiques ?... Quelles sont les interprétations que proposent aujourd'hui les différents courants de recherche ?". L'Ecole supérieure de l'éducation nationale a organisé les 7 et 8 juin, à Poitiers, un colloque sur les politiques locales d'éducation. Un sujet de réflexion prioritaire à l'heure où se redessine la carte des responsabilités dans l'Ecole entre pouvoir national, acteurs locaux et établissements. Les réflexions des chercheurs nous aident à imaginer l'avenir. Découvrez le dossier spécial du Café. L'Esen publie également une bibliographie et une webographie sur "décentralisation et éducation".

http://www.cafepedagogique.net/dossiers/esen/index.php
http://www.esen.education.fr/actualites/fichiers/poledloc.pdf
http://www.esen.education.fr/documentation/liste.phtml?idRP=2&idR=308




Décentralisation et équité
L'IREDU publie un article de Nathalie Mons, ainsi que sa thèse, sur l'évaluation des politiques de différenciation. Se basant sur les résultats de PISA, N. Mons pense que "les réformes institutionnelles touchant aux modes de gouvernance ont des effets importants sur l'efficacité et l'équité des systèmes éducatifs". Elle estime que la décentralisation sans garde-fous nationaux aggrave les inégalités de performances entre établissements et renforce les inégalités sociales. Mais, " pour la recherche d'une meilleure efficacité, donner davantage d'initiative aux acteurs locaux peut être positif si leurs interventions sont encadrées nationalement… L'intervention de l'Etat central est primordiale. Elle semble surtout nécessaire dans les fonctions de conception et de contrôle du système éducatif. Son intervention est positivement associée à une amélioration des performances moyennes, une réduction du nombre des élèves en difficulté et la production d'une élite nombreuse. Un contrôle exercé au niveau central est également associé à des inégalités scolaires d'origine sociale plus faibles. A l'opposé, son implication paraît moins cruciale dans la fonction de gestion.".
http://web1.u-bourgogne.fr/upload/site_120/agenda/se22025b.pdf
http://www.u-bourgogne.fr/upload/site_120/ressources/new/new.htm
http://www.cafepedagogique.net/disci/pedago/47.php

Les dispositifs de réussite éducative
Le projet de loi sur la cohésion sociale prévoit la mise en place de deux dispositifs nouveaux : 750 « équipes de réussite éducative » en direction des enfants en grande difficulté au sein des 900 zones ou réseaux d'éducation prioritaire -6 975 écoles primaires- et 150 « plateformes de réussite éducative » pour les collégiens. L'Andev, association nationale des directeurs de l'éducation des villes de France, étudie le dispositif et son financement. Un dossier important.
http://www.andev.com.fr/dossier.html



2- Les nouveaux programmes

1.
Au collège
Les nouveaux programmes
Deux numéros spéciaux du B.O. présentent les nouveaux programmes de langues vivantes au palier 1 du collège ainsi que les programmes de sciences (maths, SVT, physique-chimie) du cycle central (4ème, 5ème).
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/hs6/default.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/hs5/default.htm

De nouveaux programmes en 6ème
En maths : un nouveau programme entre en vigueur à cette rentrée en 6ème.
Introduction générale
http://eduscol.education.fr/D0015/MATH_intro.pdf
Le programme de 6ème
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/hs4/MENE0401470A.htm

C'est le cas également en SVT
Introduction générale
http://eduscol.education.fr/D0018/SVT_intro.pdf
Le programme de 6ème
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/hs4/MENE0401471A.htm

Et en technologie :
http://eduscol.education.fr/D0082/programmes6.pdf
Le projet pour le cycle central est prêt :
http://eduscol.education.fr/D0082/techno_cycle-central_projet.pdf

En français, les recommandations du ministre :
http://eduscol.education.fr/D0011/default.htm

La nouvelle classe de troisième
Deux innovations : l'option de découverte professionnelle (3 heures hebdomadaires) et le module de découverte professionnelle de 6 heures.
Les textes et les documents d'accompagnement :
http://eduscol.education.fr/D0072/r_dp.htm

Pour l'option
Les textes
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/11/MENE0500301A.htm
http://eduscol.education.fr/D0082/dpdocac3h.pdf

Le séminaire national, les orientations pédagogiques et des liens : le séminaire national fait le lien entre connaissance du travail et reconnaissance de soi et réfléchit à la mise en œuvre de la découverte professionnelle.
http://decpro.ac-dijon.fr/

A Nantes : des exemples précis de progression et d'activités pédagogiques, des fiches d'évaluation :
http://www.ac-nantes.fr:8080/peda/priorites/voie_pro/index.htm

A Rennes, le bilan de la journée de formation sur l'option : moyens, organisation, approche pédagogique.
http://atv2.ac-rennes.fr/gdossier/projacad3/implantDP.pdf
Une présentation de la mise en place dans l'académie :
http://atv2.ac-rennes.fr/gdossier/projacad3/Decouvprof.ppt

Pour le module
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/11/MENE0500302A.htm
http://eduscol.education.fr/D0082/dpdocac6h.pdf

Une réflexion sur l'alternance, la découverte professionnelle, les stages en entreprises par l'IUFM de Bourgogne :
http://www.dijon.iufm.fr/format/formform/site_alternance/INDEX.HTM


2.
Au lycée
Les T.P.E.

L'épreuve en 2006
Un décret paru au J.O. du 24 août réglemente l'épreuve de TPE au bac 2006 conformément à ce qu'avait annoncé le ministre en fin d'année scolaire. " A titre exceptionnel, pour la session 2006 de l'examen du baccalauréat général, les candidats qui ont suivi un enseignement de travaux personnels encadrés en classe de première pendant l'année scolaire 2004-2005 peuvent bénéficier de points supplémentaires. Au total des points obtenus à l'issue du premier et, le cas échéant, du second groupe d'épreuves, est ajouté le total des points supérieurs à la moyenne, affectés du coefficient 2, qu'ils ont obtenus à l'épreuve terminale du premier ou second groupe de l'une des disciplines concernées par le sujet des travaux personnels encadrés réalisés en classe de première. Il peut s'agir d'une épreuve obligatoire ou d'une épreuve facultative si la discipline ne donne pas aussi lieu à une épreuve obligatoire. Les candidats dont le TPE porte sur une discipline donnant lieu à une épreuve anticipée peuvent choisir une discipline voisine de celle-ci donnant lieu à une épreuve terminale. Le candidat choisit la discipline concernée au moment de son inscription à l'examen. Ces dispositions s'appliquent également aux candidats qui se présentent à nouveau à l'examen. Toutefois, ceux-ci font le choix, au moment de leur inscription, de l'une des disciplines concernées par leurs travaux personnels encadrés conduits en classe terminale en 2004-2005". Un autre texte , paru au J.O. du 5 août, autorise la conservation des notes de TPE d'une année sur l'autre.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501639D
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501606A
http://www.cafepedagogique.net/disci/tpe/63.php

L'arrêté du 5 août
Un arrêté publié au J.O. du 5 août définit l'épreuve de TPE : " L'épreuve de travaux personnels encadrés répond aux caractéristiques suivantes :
- seuls sont pris en compte, pour le calcul de la note comptant pour l'obtention du baccalauréat, les points supérieurs à la moyenne de 10 sur 20 affectés du coefficient 2 ;
- pour les candidats scolaires des établissements publics et privés sous contrat, la note attribuée à chaque candidat au titre de cette épreuve prend en compte, pour un maximum de 8 points sur 20, la note attribuée par les professeurs ayant encadré les travaux personnels encadrés ;
- l'épreuve de travaux personnels encadrés se déroule dans l'établissement scolaire du candidat pendant l'année de première. L'évaluation des candidats est assurée par des examinateurs, membres du jury ou des examinateurs adjoints, réunis au sein d'une commission d'évaluation et nommés par le recteur en nombre nécessaire pour faire passer l'épreuve aux élèves de l'établissement ;
- pour les candidats scolaires des établissements privés hors contrat, la note attribuée à chaque candidat ne résulte que de la seule interrogation orale".
Rappelons que la nouvelle circulaire de rentrée annonce un futur texte précis sur l'évaluation des TPE.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501645A
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/30/MENE0501720C.htm

Les thèmes en 2005-2006
EduScol publie la liste des thèmes et des fiches pédagogiques.
http://eduscol.education.fr/D0050/2004_2005.htm#premiere

En séries générales :

Langues : de nouveaux programmes de terminale
En Allemand, Anglais, Arabe, Chinois, Espagnol, Hébreu moderne, Italien, Portugais, Russe :
http://eduscol.education.fr/D0014/default.htm

En maths, un nouveau programme en première série L :
http://eduscol.education.fr/D0015/default.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/hs5/MENE0401473A.htm

Arts du cirque : Le programme de L
Un arrêté du 4 août a fixé le programme pour la terminale L.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501610A

La nouvelle série STG
Il s'agit d'une rénovation en profondeur. A la rentrée 2005, de nouveaux programmes s'appliquent dans les disciplines technologiques.

Le point sur le filière à la rentrée 2005 :
http://eduscol.education.fr/D0167/default.htm

Pour les sciences et techniques de la gestion voir aussi la rubrique du Café :
http://www.cafepedagogique.net/disci/stt/64.php

En maths un nouveau programme s'applique à la rentrée 2005 :
http://eduscol.education.fr/index.php?./D0167/accueil.htm

En histoire-géographie, le nouveau programme s'appliquera à la rentrée 2006. La consultation a eu lieu et sa publication est attendue.
http://eduscol.education.fr/D0167/accueil.htm#hstg

En philosophie également le nouveau programme sera appliqué rentrée 2006 :
http://eduscol.education.fr/index.php?./D0167/accueil.htm
http://eduscol.education.fr/D0016/PHILO-TECHNO.pdf
Le programme des séries technologiques est publié au J.O. du 25 août.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0501664A



Pour aller plus loin
Vers l'école communicante ? Le référentiel est en ligne
" Dimanche 22h00 : un doute affreux assaille Gilles, professeur d'économie-droit en première STG, avant d'aller se coucher… Il a oublié de mettre en ligne la dernière version de son questionnaire sur la constitution européenne. Ses élèves en auront besoin demain pour leur travail de recherche sur les institutions européennes. Il se connecte sur le site du lycée et publie son document. Il en profite pour déposer dans l'espace du groupe des enseignants de la section le sujet de la prochaine évaluation. Il dialogue ensuite en direct avec Romain, le gestionnaire TIC d'Économie-gestion, pour lui indiquer qu'il souhaiterait pouvoir disposer de droits d'accès pour l'ensemble de sa classe sur le cédérom qu'il a installé vendredi. Romain lui répond qu'il s'en occupe. Tiens, Mathias est aussi en ligne. C'est un élève de sa classe de première STG, le rapporteur du groupe chargé de travailler avec les élèves du lycée des Trois vallées sur le volet social de la constitution. Il veut savoir quand aura lieu la visioconférence. Gilles le renvoie à la consultation de son agenda dans lequel il a enregistré vendredi l'heure du rendez-vous. Il vérifie aussi que la séance de demain matin est prête : les groupes projets ont bien été créés, chacun dispose de sa feuille de route dans son espace personnel"
Le référentiel des solutions TICE pour la filière STG propose ainsi des scénarios d'usages des TIC pour les enseignants. Un autre exemple ? " C'est le début du mois, Alain, gestionnaire TIC d'Économie-gestion du lycée des trois vallées, crée une page wiki et signale sa disponibilité par messagerie à l'ensemble des professeurs susceptibles de l'alimenter. Cette page wiki va permettre aux enseignants de saisir des actualités juridiques qui constitueront un « webzine » transmis chaque mois aux élèves abonnés des sections STG du lycée. La clôture de la fabrication du webzine est notifiée par messagerie aux enseignants par Alain, qui se charge alors de le mettre en forme et de déclencher la diffusion du document. En classe, le professeur de droit anime les échanges entre les élèves en assurant une visualisation collective du « webzine ». Lorsqu'un élève reçoit le magazine, il intègre les informations qu'il juge utiles dans ses ressources personnelles".
Plate-forme collaborative, ENT, chat avec les élèves, liste de diffusion vers les collègues, création collective d'un wiki : l'ouvrage propose plus que des outils de référence. Il introduit une conception nouvelle des TIC, axée sur une véritable culture de la communication. C'est dire qu'il amène à une véritable rupture culturelle dans l'Ecole, à son entrée dans la société de la communication.
En ce sens est-ce un "référentiel" ? Même si la date de 2007 est théoriquement fixée pour le déploiement des ENT, bien peu d'établissements pourront mettre en pratique ces "usages" dans un avenir aussi proche. Le document a le mérite d'initier une nouvelle conception qui pourrait s'imposer à l'avenir si elle arrive à dépasser des blocages qui tiennent à la culture de l'Ecole et à son économie. Le pari n'est pas gagné. Il serait intéressant d'observer que la filière STG joue un rôle pionnier.
http://www.educnet.education.fr/ecogest/referentielTice/RSTICSTG_V1.1.pdf




Demandez les programmes !
En ce début d'année, nombre d'enseignants cherchent les programmes officiels. En vain puisque le site du CNDP est fermé. Une documentaliste nous indique que ces documents restent accessibles à l'adresse ci-dessous.
http://www.cndp.fr/doc_administrative/



3- Les calendriers

* Calendriers scolaires 2005-2006
Ils sont indispensables pour organiser l'année scolaire et fastidieux à faire. Alain Zardo nous offre des calendriers de l'année scolaire pour chaque zone ainsi que l'agenda des manifestations nationales. De quoi préparer la rentrée.
http://azardo.free.fr/calendriers.htm
http://azardo.free.fr/agenda.htm

* La rentrée contestée
Le ministère est-il brouillé avec le calendrier ? Le Figaro relaie les plaintes de parents devant la rentrée 2005 : la date de rentrée est le vendredi 2 septembre. Pour G. Dupont-Lahitte, président de la Fcpe, "c'est la démonstration par l'absurde que, malgré nos demandes réitérées, l'administration ne tient absolument pas compte de l'aménagement des rythmes scolaires de l'enfant… Dans les internats, ça tourne carrément au ridicule : qui a envie d'envoyer son enfant à l'autre bout de la France pour une journée ?". Le ministère estime qu'il lui est impossible de faire autrement.
http://www.lefigaro.fr/france/20050627.FIG0120.html?085529




4- Vie professionnelle

* Au moins 2.700 postes supprimés au budget 2006
" 800 de ces emplois concernent des personnels mis à disposition qui n'exerçaient déjà plus devant les élèves. Ce sont donc seulement 1.900 emplois de moins et, si l'on avait tenu compte de la baisse démographique, on en aurait supprimé 3.000. L'encadrement sera donc légèrement supérieur à celui de cette année". C'est ainsi que G. de Robien commente la suppression d'environ 2.700 postes au budget 2006. L'éducation est un des ministères les plus touchés par les suppressions de postes.
Ces suppressions vont frapper l'Ecole doublement. D'une part elles vont aggraver les conditions de travail des jeunes dans des classes plus chargées et des établissements déjà démunis en personnels éducatifs (surveillants etc.). D'autre part elle semble annoncer une véritable saignée des associations éducatives, ces organisations qui complètent l'action de l'Ecole par des actions de recherche, d'encadrement ou d'animation.
Tout cela pourrait annuler le bénéfice des efforts de décrispation et de dialogue faits par G. de Robien à son arrivée. Déjà matériellement difficile, la rentrée pourrait bien être perturbée par un fort mouvement social.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-667276@51-639952,0.html
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploieducation/050629113531.ge8ru22f.html

* Le remplacement devient obligatoire
" Le chef d'établissement élabore, en concertation avec les équipes pédagogiques, un protocole pour les remplacements de courte durée… Pour la mise en oeuvre de ce protocole, le chef d'établissement recherche en priorité l'accord des enseignants qualifiés à même d'effectuer un remplacement de courte durée. Lorsque cela est nécessaire… le chef d'établissement désigne les personnels chargés d'assurer des enseignements complémentaires pour pallier une absence de courte durée". Le texte limite à 65 heures et 5 heures par semaine ces heures imposées. Elles sont rémunérées à un taux particulier.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENF0501854D
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENF0501855D

* Le décret sur la seconde carrière
Annoncé depuis un an, le décret ouvrant aux enseignants, en application de l'article 77 de la loi du 21 août 2003, la possibilité d'une seconde carrière dans un autre corps de fonctionnaire est publié au J.O. du 10 août. L'article 77 précisait que : " Les membres des corps enseignants pourront, sur leur demande et après agrément donné par le ministre chargé de l'éducation nationale ou le ministre chargé de l'agriculture et soit par le ministre intéressé, soit par les représentants des collectivités locales ou des établissements publics à caractère administratif, occuper, en position de service détaché, des emplois correspondant à leurs qualifications, nonobstant les règles relatives au recrutement de ces emplois dans les administrations de l'Etat ou des collectivités locales et les établissements publics à caractère administratif. Ils percevront dans cette position une rémunération globale au moins égale à celle qu'ils auraient perçue s'ils étaient restés dans leur corps. Après une année de service dans leur nouvel emploi, ces personnels pourront, sur leur demande, être intégrés dans le corps de fonctionnaires titulaires dont relève l'emploi considéré, sous réserve d'une vérification de leur aptitude dans des conditions qui seront fixées par décret en Conseil d'Etat". Le décret annonce la publication de listes d'emplois ouverts par les administrations aux enseignants. Il ne contient ni calendrier ni indication de volume du nombre d'emplois offerts. Un autre décret ouvre l'avantage de cette mesure aux enseignants détachés. Le texte ne concerne évidemment pas les enseignants contractuels.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENF0501220D
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENF0501221D
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCX0300057L

* Revalorisation des indemnités
La revalorisation des traitements au 1er juillet entraîne celle des indemnités et avantages sociaux. Le B.O. du 28 juillet en publie la liste et les nouveau taux : rémunération des études dirigées, ISO, indemnité de prof principal, indemnité ZEP, indemnité de maître formateur, activités péri-éducatives etc.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/29/MENF0501552N.htm

* Le décret sur le réemploi des maîtres du privé
L'Expresso du 23 juin avait annoncé sa publication. Le décret, pris en application de la loi du 5 janvier 2005, assurant "dans le respect du caractère propre des établissements" une priorité d'accès aux services vacants pour les maîtres des établissements sous contrats en perte d'emploi, les lauréats des concours et les bénéficiaires des mesures de lutte contre la précarité est publié au Journal Officiel du 25 juin. Il est notamment précisé : " La décision par laquelle le chef d'établissement fait connaître à l'autorité académique son refus de la ou des candidatures qui lui ont été soumises est motivée. Si le chef d'établissement refuse sans motif légitime la ou les candidatures qui lui ont été soumises, il ne peut être procédé à la nomination de maîtres ou de documentalistes délégués dans la discipline concernée au sein de l'établissement".
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENX0500074D
http://www.cafepedagogique.net/expresso/index230605.php

* Adieu, lundi de Pentecôte
" Le Premier ministre souhaite que le dispositif soit appliqué désormais avec davantage de souplesse, comme la loi le permet… (Il) demande au ministre de l'éducation nationale de lui faire des propositions avant la rentrée scolaire sur les modalités d'application du dispositif par les personnels de son ministère en dehors du temps scolaire". Le lundi de Pentecôte restera férié en 2006. Le rapport Léonetti, remis au premier ministre le 19 juillet, préconise davantage de souplesse dans la définition de la journée de solidarité avec les personnes âgées et "une meilleure répartition de l'effort de solidarité". C'est que celle-ci a reposé sur les seuls salariés, encore 44% d'entre eux y ont-ils échappé. L'effet économique de cette journée de travail a été nul, ou plus précisément, "on peut estimer que l'effet jours ouvrables sur la croissance de 2005 se situe autour de 0,0%".
Le rapport Léonetti préconise donc pour l'éducation nationale de " demander aux enseignants de participer à une journée ou à deux demi-journées de travail, sans la présence des élèves. Ce temps pourrait par exemple être consacré à l'étude du projet d'école et d'établissement ainsi qu'aux "contrats d'objectifs" liant l'établissement et l'autorité académique, aux termes de la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'École du 23 avril 2005".
Une proposition rejetée par la FSU et le SE-UNSA. Ce dernier estime que "à cours d'arguments sur le bien-fondé du dispositif et faute de convaincre l'opinion publique après le fiasco de mai 2005, le rapport se retourne contre les enseignants et en fait la cible pour l'année 2006".
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/communiques_4/remise_rapport_jean_leonetti_53590.html
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000472/index.shtml
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=050719




5- Préparer les concours

* Généralités

Calendrier des concours 2006
Le B.O. spécial du 16 juin publie les modalités d'inscription aux concours du premier et du second degré 2006. Les inscriptions sur Internet auront lieu du 15/9/2005 au 27/10/2005 avec confirmation du 3 au 15 novembre. Par écrit, les inscriptions doivent être postées avant le 28 octobre minuit et confirmées avant le 16 novembre. Le BO publie également le calendrier des épreuves d'admissibilité pour chaque concours. Les rapports des jurys 2005 seront publiés sur le site du SIAC.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/special6/default.htm
http://www.education.gouv.fr/siac/siac2

Le calendrier des concours du secondaire
Une suite d'arrêtés publiés au J.O. du 18 août met en place le calendrier des concours. L'agrégation aura lieu du 28 mars au 12 avril pour l'externe, du 31 janvier au 3 février pour l'interne; inscriptions avant le 27 octobre. Le Capes aura lieu du 2 au 17 mars à l'externe, le 18 janvier à l'interne, du 2 au 17 mars pour le 3ème concours. Les dates du Capet sont respectivement les 14 et 15 février et le 24 janvier. Inscriptions avant le 27 janvier. Pour le Capeps les épreuves sont fixées les 9 et 10 février à l'externe, le 19 janvier à l'interne, inscriptions avant le 27 octobre.
Agrégation
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP0501395A
Capes capet
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP0501397A
Plp
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP0501398A

* Les programmes
Le B.O. publie les programmes des agrégations d'anglais, écogestion, italien, lettres modernes, maths, SES et néerlandais. Sont aussi communiqués ceux des capes de néerlandais, histoire-géo, du capeps et du Caplp.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/25/encart.htm

Le B.O. spécial n°5 du 19 mai publie les programmes des concours externes et internes de l'agrégation, du capes, du Capeps, du Capet, du Caplp, de Cop et de Cpe pour la session 2006.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/special5/default.htm

* Les rapports des jurys 2005
Certains jurys des concours 2005 ont déjà publié leurs rapports. C'est le cas par exemple de l'Anglais et de l'EPS pour l'agrégation interne, des SES pour le Capes interne.
http://www.education.gouv.fr/siac/siac2/jury/default.htm

* Mentions complémentaires
Le J.O. du 10 août publie un arrêté permettant la délivrance de mentions complémentaires aux CAPES et CAPEPS. Ainsi un professeur de langues pourrait avoir une mention en français, un historien en langues. Un pas vers la bivalence.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP0501235A

* Les troisièmes concours
Le J.O. du 10 août modifie l'organisation des troisièmes concours de recrutement dans de nombreuses disciplines : EPS, Lettres, Histoire-géo, SES, SVT, langues, maths, etc. pour le capes, capet, PLP.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP0501239A

* Concours du privé
Un arrêté paru au J.O. du 18 août fixe les dates des concours du privé (Cafep, Caer). Inscription avant le 27 octobre.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP0501403A

* Primaire
Tout sur les concours
Comment se procurer les rapports des jurys ? Comment se préparer ? Quelles modalités pour s'inscrire ? Le site ministériel SIAC 1 est à jour et propose les informations et les liens utiles aux candidats.
http://www.education.gouv.fr/siac/siac1/

Concours de professeurs des écoles
Le B.O. publie l'arrêté du 14 mai. Il modifie les concours externe, interne et le troisième concours de professeurs des écoles. Les nouveaux concours exigent des candidats une aptitude au secourisme et la capacité de parcourir au moins 50 mètres en piscine. Le concours externe comprend une épreuve de français, de maths, d'histoire-géographie et de sciences expérimentales et technologie ainsi qu'une épreuve orale de langue étrangère. Le B.O. du 26 mai enrichit le texte de commentaires qui apportent des précisions sur l'évaluation des candidats.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/21/MENP0500879A.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/21/MENP0501031X.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/21/MENP0501032N.htm

Calendrier
Le J.O. du 18 août fixe les 11 et 12 mai pour les épreuves des concours de professeurs des écoles. Inscriptions avant le 27 octobre. Les premiers concours internes de recrutement de professeurs des écoles stagiaires auront lieu le 22 mars pour l'épreuve d'admissibilité.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP0501401A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP0501402A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP0501404A

* Stagiaires

CPE et profs stagiaires
Un décret publié au J.O. du 25 août et quatre arrêtés publiés le 27 août définissent les modalités du stage des agrégés, certifiés, PLP, PEPS et CPE stagiaires.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENF0501450D
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP0501709A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP0501710A

Certificat de CPE
Le J.O. du 27 août publie un arrêté définissant le certificat d'aptitude aux fonctions de CPE.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP0501713A



Pour aller plus loin :
Le monde cherche 30 Millions de profs
C'est pas moins de 30 millions d'enseignants qui seront nécessaires pour assurer l'Education pour tous d'ici 2015. Selon l'Unesco, le monde risque de manquer de professeurs. L'organisation condamne pourtant les états qui embauchent des enseignants peu formés et sous payés. "Sans des enseignants compétents, l'objectif de l'Education pour tous ne sera pas atteint. La qualité ne doit pas devenir otage de la quantité".
http://portal.unesco.org/education/fr/ev.php-URL_ID=37695&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html



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Le 12/09/2005, nous vous informions :

Des moyens supplémentaires.... va-t-on y arriver????????....

Education : des moyens supplémentaires pour l’intégration des handicapés
L’égalité des chances et l’insertion professionnelle des jeunes sont les priorités du ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, qui a tenu le 31 août sa conférence de presse de rentrée. Le gouvernement a annoncé de nouveaux moyens pour la scolarisation des enfants handicapés (100.000 enfants environ scolarisés en milieu ordinaire). "Pour la rentrée 2005, nous estimons que 4.000 à 5.000 enfants handicapés seraient susceptibles de demander une intégration à l'école maternelle", a indiqué le ministre de l'Education, en rappelant le numéro azur Handiscol (0810.55.55.01). "J'ai demandé que pour l'entrée en maternelle, les académies recrutent des emplois vie scolaire, qui vont renforcer les moyens des enseignants". "Il y a 5.743 assistants d'éducation, qui exercent actuellement des fonctions d'auxiliaire de vie scolaire (AVS). J'ai fixé un objectif de 8.000 emplois supplémentaires, qui ne se substitueront pas à ces emplois AVS, dont par ailleurs nous avons augmenté le nombre de 800".
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Le 12/09/2005, nous vous informions :

Conférence : TROUBLE DÉFICITAIRE DE L'ATTENTION AVEC OU SANS HYPERACTIVITÉ : DU MYTHE A LA RÉALITÉ

Mardi 20 septembre 2005 à 20 heures
Campus du Solbosch (U.L.B)
Avenue Héger,2 - 1050 Bruxelles
Auditoire H.1302

Voici le programme :


19 H 30 : Ouverture des portes - Accueil

20 H :Introduction faite par Pascale De Coster, Présidente de l'Association TDA/H Belgique

20 H 15 : Intervention du Docteur Xavier Schlogel, Neuropédiatre et de son équipe.
- Troubles de l’attention et hyperactivité : aspects médicaux, logopédiques et psychologiques.
Diagnostic et prise en charge (hors médication).
Quel est l’intérêt d’un diagnostic précoce ?
Comment agir ?

20 H 45 : Intervention du Docteur Isabelle Massat, Pédopsychiatre.
- Quel est l’intérêt de la médication dans le TDA/H ?
- Quelles sont les traitements médicamenteux existants ?
- Est-ce que le méthylphénidate est une drogue ?

21 H 15 Intervention du Docteur Oswald, Psychiatre.
- Le TDA/H chez l’adulte.

21 H 45 Questions – Réponses

Après la conférence un drink vous sera offert afin de nous permettre de faire plus ample connaissance.


Organisée par l’ ASBL TDA/H Belgique

Si vous désirez vous inscrire étant donné que le nombre de place est limité à 200 personnes, vous pouvez réserver votre place ou plusieurs places en envoyant un mail à l'adresse tdah.be@coditel.net.

Amitié et chocolat belge

Pascale De Coster


TDA/H Belgique

Pour que notre différence soit aussi notre force !

www.tdah.be/
tdah.be@coditel.net
Tel : 0484 177 708
Permanence le jeudi de 9 heures à 16 heures hors vacances scolaires

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Le 11/09/2005, nous vous informions :

Pique-nique de AAD Rhône le samedi 1er octobre 2005 à Saint Maurice sur Dargoire (69)

Un visiteur a écrit :
Pour information, l'antenne du Rhône de l'Association Avenir Dysphasie
organise son pique-nique cette année le samedi 1er octobre 2005 à partir de
11h00 à Saint-Maurice sur Dargoire (69). Saint-Maurice sur Dargoire se situe
entre Lyon (69) et Saint-Etienne (42).


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Le 06/09/2005, nous vous informions :

BOEN n°30 du 25.08.09, visible sur: [www.education.gouv.fr]

BOEN n°30 du 25.08.09, visible sur: [www.education.gouv.fr]

extrait de la circulaire 2005-124 du 26.07.2005:

2 - Au collège
Le diplôme national du brevet
La loi d’orientation du 23 avril 2005 définit dans son article 32 le nouveau brevet en se référant notamment au socle commun de connaissances et de compétences, à la note de vie scolaire, aux mentions et aux bourses au mérite. La mise en œuvre de ce diplôme rénové appelle une analyse et une concertation importantes. Elle suppose que le socle ait été défini après consultation du Haut Conseil de l’éducation.
C’est pourquoi, la session 2006 se tiendra sur les principes et le format du brevet actuel avec toutefois quelques modifications qu’il est nécessaire d’introduire dès la rentrée 2005 pour assurer le soutien des élèves, la valorisation de la réussite et l’évaluation du nouvel enseignement de découverte professionnelle :
1) l’introduction des mentions à partir des notes 12, 14 et 16. Cette disposition est notamment le préalable à l’attribution des bourses au mérite accordées de droit à compter de la session 2006 aux élèves déjà boursiers sur critères sociaux qui recueilleront une mention bien ou très bien ;
2) la prise en compte de l’option facultative (points au-dessus de la moyenne) de découverte professionnelle 3 heures au même titre que les autres options et l’évaluation en contrôle continu du module de découverte professionnelle 6 heures.
Mise à part cette rénovation, la session 2006 se déroulera dans les mêmes conditions que les précédentes, avec une évaluation portant tant sur la classe de quatrième que sur celle de troisième. Sont maintenues pour 2006 les trois séries du brevet (collège, technologique, professionnelle). En effet, même si le principe d’une nouvelle troisième unique est inscrit dans les textes, l’année 2005-2006 doit encore être considérée comme transitoire pour l’extinction des différentes formes de troisièmes aujourd’hui existantes (technologiques, préparatoires à la voie professionnelle, à option technologie). Il convient que, dans cette période transitoire, aucun élève ne soit pénalisé et que chacun puisse se présenter dans la série envisagée.
Par ailleurs, en classe de troisième, une séquence d’observation en milieu professionnel est désormais obligatoire pour tous les élèves



- BOEN n°31 du 01.09.05, visible sur: [www.education.gouv.fr]

Mise en œuvre de la loi d'orientation
MODALITÉS D’ATTRIBUTION DU DIPLÔME NATIONAL DU BREVET
A. du 28-7-2005. JO du 28-8-2005

Article 1 - À titre transitoire, pour la session 2006, l’arrêté du 18 août 1999 susvisé est modifié conformément aux articles 2 à 4 du présent arrêté.
Article 2 - Il est ajouté à l’article 2 un dernier alinéa ainsi rédigé :
“Les élèves des classes de troisième ayant suivi l’enseignement du module découverte professionnelle de six heures peuvent se présenter à la série de leur choix.”
Article 3 - L’article 4 est ainsi rédigé :
“Art. 4 - Pour les candidats visés à l’article 3, le diplôme est attribué sur la base des notes obtenues à un examen et des résultats acquis en classe de quatrième et de troisième.
L’examen comporte trois épreuves écrites :
- français : coefficient 2 ;
- mathématiques : coefficient 2 ;
- histoire-géographie-éducation civique : coefficient 2.
Les résultats obtenus en cours de formation sont pris en compte dans les conditions suivantes pour chaque série :

a) Série collège

Les résultats de ces élèves, en classe de quatrième et en classe de troisième, sont pris en compte comme suit :
(..........suit le coefficient par matière ............)
Sont également pris en compte les points obtenus au dessus de la moyenne de 10 sur 20 dans l’un des enseignements optionnels facultatifs choisi par l’élève :
- latin, ou deuxième langue vivante (étrangère ou régionale), évalué en classe de quatrième et de troisième ;
- ou grec ou découverte professionnelle option 3 heures, évalué en classe de troisième.

b) Série technologique

Les résultats de ces élèves, en classe de quatrième et en classe de troisième, sont pris en compte comme suit :
(...........suit le coefficient par matière ..........)

c) Série professionnelle
Les résultats de ces élèves, en classe de quatrième et en classe de troisième, sont pris en compte comme suit :
(...........suit le coefficient par matière .........)


Article 4 - Les dispositions du présent arrêté entrent en vigueur à la rentrée scolaire 2005.
Article 5 - Le directeur de l’enseignement scolaire est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 28 juillet 2005



En conclusion, les troisièmes technologiques et professionnelles sont donc effectivement appelées à disparaître et leur extinction progressive est programmée depuis plusieurs années.
Je ne sais pas si le contrôle continu est appelé à disparaître ( je n'ai pas lu la loi d'orientation du 23.04.05 et notamment son article 32, mais elle doit être accessible sur le site de legifrance), mais ce n'est de toute façon pas le cas pour cette année.

Par contre la nouveauté essentielle réside dans l'apparition des mentions.

(merci à Pat membre du forum et médecin scolaire)
En savoir plus sur ce lien...
( Pas de commentaires )

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